Mardi 18 juillet.
Après un copieux petit déj, le bus de la ligne 21 nous emmène directement à Mirabellplatz.
Auparavant, nous avions acheté à la réception de l'hôtel nos Salzburg Cards, pass magiques nous permettant, sur 48 heures, d'emprunter tous les transports en commun et de bénéficier d'entrées gratuites à tous les musées et lieux d'exposition de la ville (39 euros par personne, malin, très pratique et très efficace !)
Le temps est magnifique et il fait déjà chaud !
Ce matin, nous sommes au taquet pour une visite de la maison des Mozart dès l'ouverture à 9:00. Un monsieur sourd charmant nous prend en photo devant la maison.
Auparavant, nous avons remonté la Getreidegasse et ses nombreuses enseignes si caractéristiques de la ville, la plus ancienneetant au numéro 33 et datant de 1595.
Malheureusement, c'est l'heure des camions de linge et de bière et ils s'imposent à la vue, tous garés les uns derrière les autres. Pas esthétique, il faut déployer des trésors d'ingéniosité pour les extraire de l'écran.
Revenus à la maison Mozart, nous téléchargeons avec un peu de fébrilité - afin de garder un temps d'avance sur la foule ! - l'appli propre à la visite, qui nous permettra, via nos écouteurs, de profiter d'une présentation complète en français. Le WiFi gratuit est fonctionnel.
Wolfgang Amadeus Mozart naquit le 27 janvier 1756 dans la maison même où nous pénétrons. Son parcours d'enfant prodige, lui qui se produisit dès l'âge de sept ans devant les plus grands, y est retracé avec force détails !
On notera, pêle-mêle :
- à l'entrée un Playmobil rigolo grandeur nature habillé en Mozart ah ah !
- la cuisine, paradoxalement à l'écart du foyer d'habitation à cause des fumées et des risques d'incendie de l'époque
- les premiers feuillets musicaux du petit prodige
- son violon d'enfant et des petits clavecins d'étude
- des artefacts de ses nombreux voyages
- une multitude de petites scènes en 3D, reproductions miniatures des opéras écrits par Mozart. C'était en quelque sorte les maquettes servant à définir les décors et la mise en scène.
Mozart mourut le 5 décembre 1791. En 35 ans de vie, il a composé pas moins de 600 œuvres complètes, 150 œuvres inachevées et 22 œuvres dramatiques (opéras).
Son succès ne s'est jamais démenti et son nom est passé dans le langage courant comme synonyme de génie et de virtuosité.
À l'instar de la flûte de "Wolfgand Amadé", cette visite fut un enchantement !
Celle-ci achevée et après un long arrêt à la boutique - Wolfgand fait marcher le commerce salzbourgeois, je vous assure ! -, nous retrouvons la Getreidegasse pour quelques clichés supplémentaires des enseignes (cette fois à contre jour).
La Bäckerei-Café Resch & Frisch Salzburg Residenz nous fournit salade et sandwichs-mozza pour la pitance, la Residenzplatz un joli petit banc à l'ombre pour le lieu du casse-croûte. Nous n'y restons pas 3 heures, car il nous reste justement 3 heures pour visiter deux musées et trois églises !
Le Salzburg Museum est un havre de paix et une parenthèse miraculeuse permettant 1. d'échapper à la foule, 2. d'être au frais et 3. accessoirement de se cultiver. Comme ce dernier point ne semble pas faire partie des préoccupations de la vaste majorité de nos congénères locaux, nous sommes quasiment seuls dans le musée et... cela nous va très bien !
Les différentes salles présentent de multiples aspects de l'histoire, du développement, de la culture et des traditions salzbourgeoises. Les commentaires sont malheureusement exclusivement en allemand, mais Google Trad fonctionne bien. Résolument moderne dans sa structure et sa présentation, ce musée est très "classe".
La salle dédicacée à la musique nous épate par la diversité des instruments présentés, l'originalité des extraits sonores et une fois encore la présentation générale très moderne. C'est top !
Après le musée Salzburg, direction le DomQuartier de l'autre côté de la Residenzplatz. Ce très grand musée est entièrement dédié à l'histoire des Princes Archevêques, des personnages tous-puissants qui ont régné sur la ville et la région (principauté épiscopale) de 1328 à 1815, date à laquelle la majeure partie de Salzbourg échut à l'empire d'Autriche.
Nous visitons de nombreuses pièces du palais toutes plus somptueuses les unes que les autres. Les premières sont des sortes de salles d'attente pour les visiteurs du prélat. Elles se succèdent et se remplissent en fonction de l'importance et du rang politique des-dits visiteurs ; une autre façon d'expliquer qu'elles deviennent de plus en plus petites !
Le musée est immense.
Après les salons sont présentés des tableaux, parfois de grands maîtres (Rembrandt). Le temps ne nous permet pas de rester très longtemps devant chaque œuvre, mais certains tableaux sont d'une finesse inouïe.
Mention spéciale à un plafond sculpté, que je n'aurais pas remarqué si Chantal ne m'avait invité à lever les yeux.
Au passage, nous nous payons une franche rigolade avec les déguisements proposés à la sortie !
Le bâtiment donne alors sur une terrasse surplombant l'entièreté de la Residenzplatz. Je m'autorise un petit espresso bien agréable ; en bas joue un pianiste, emplissant tout le volume sonore de la place. Moment unique.
Les couloirs accèdent ensuite de l'église Dom zu Salzburg. Fait original : on débouche au niveau de l'organiste ! Vue plongeante sur l'ensemble de la nef garantie !
La suite est tout aussi exaltante, avec des pièces remplies de trésors ecclésiastiques, comme ces "cabinets de curiosités" renfermant de nombreux objets scientifiques, religieux ou artistiques. Prodigieux.
Nous terminons la visite express par le cimetière et l'abbatiale Saint Pierre, enfin la Franziskanerkirche (Église des Franciscains).
Mais la journée n'est pas terminée !
Notre cher bus 21 nous ramène à l'hôtel. Le temps d'une bonne douche et de quelques lignes pour ce blog, et nous voilà fin prêts, tout endimanchés, pour le dernier acte du jour : un concert classique au château Mirabell !
Au passage, ce nom curieux (en fait un prénom) vient de l'association de deux mots italiens : "mirabile" qui signifie admirable, et "bella" qui signifie belle.
Les billets étaient réservés depuis des mois et nous attendions avec impatience ce moment qui quelque part, était censé nous rappeler les concerts du Nouvel An (avec Stéphane Bern !), que nous suivons religieusement chaque 1er janvier !
La partie "dîner" préalable était incertaine. J'avais réservé ce matin en ligne à la pizzeria l'Osteria Salzburg. Après 15 bonnes minutes d'attente là où le serveur nous en annonçait 5 - je n'en dirai pas plus -, et plusieurs personnes dans la queue devant nous ayant "aussi réservé", je file à la taverne d'en face et réussis à obtenir une table sur le champ. Au passage : là je fais une pub appuyée, car le patron a bien compris que nous avions un horaire à tenir et a été super réglo, malgré la forte affluence ! Retenez : Johannes Keller in Salzburg!
19:10 : nous sommes déjà au premier étage du château pour obtenir nos billets (normalement 19:30 pour le concert à 20:00).
Le reste de la soirée est une nouvelle parenthèse hors du temps, où la magie de la musique opère comme par enchantement.
Nous assistons ce soir à un récital donné par l'orchestre Amadeus Consort Salzburg, à savoir : deux violons, un alto, un violoncelle et/ou une contrebasse suivant les morceaux, et clou du spectacle : un clarinettiste virtuose, en la personne du Roumain Marius Birtea.
L'acoustique de la salle est juste extraordinaire, les violons tantôt s'envolent, puissants, tantôt délivrent de petites notes staccato, mais dont chaque variation est perceptible ; les basses massives vous enveloppent, on est également surpris de leur puissance. Et puis cette clarinette... montées et descentes d'une rapidité affolante, présence incroyable. C'est génial !
Trois œuvres de Mozart, une de Carl Maria Von Weber... Le reste se passe de commentaires, désolé il faut y être pour ressentir ces vibrations magiques !
Nous sortons alors que la nuit est tombée, sous de grosses gouttes d'orage qui également nous tombent dessus. Les filles renoncent à aller voir les bâtiments éclairés en centre-ville. J'ai vingt minutes devant moi avant le prochain bus 21, je décide donc de ré-escalader quatre à quatre les marches du Kapuzinerberg, dans l'obscurité et seul (à part un type assis en bas et un autre qui monte aussi... hum est-ce bien raisonnable ?) Les photos valent le coup, sans plus.
Le bus de 22:09 est attrapé pile à l'heure et nous rejoignons l'hôtel en sifflotant l'air de la Flûte Enchantée (oui on y a eu droit en rappel, version clarinette !)
Pour l'heure, ça y est l'orage est sur nous et nous sommes bien contents de ne pas nous être attardés en ville !
Je suis réconcilié avec Salzburg ;-) Nul doute que la musique enchantée de Mozart va bercer nos rêves ce soir !























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