Vendredi 28 juillet.
Lever 6:30 : nous n'avons pas l'intention de nous éterniser sur la zone commerciale de Sémécourt.
Le petit-déjeuner du B&B pourra remonter un peu la note que nous lui attribuerons sur Booking.com : jus d'orange frais, viennoiseries et pain sortis du four également. C'est une bonne surprise.
Avant d'attaquer l'autoroute, je fais un plein chez Auchan juste à côté, puis profite de l'ouverture matinale du supermarché pour aller acheter de quoi nous sustenter ce midi. Le magasin est gigantesque et je mets un bon quart d'heure à trouver ce qu'il nous faut !
La grisaille est de mise ce matin et un bon crachin bien venté nous arrose depuis le lever du jour.
Le récit de la route présente toujours aussi peu d'intérêt, je ne m'y étendrai donc guère. Nous voyons défiler les villes sur les panneaux : Reims, Saint-Quentin. Après Amiens, les noms fleurent bon la Normandie : désormais, "on connaît".
D'autant que le ciel de traîne nous offre à présent de larges éclaircies.
Nous arrivons sans encombres vers 14:30 à Octeville, après pas loin de 1 200 km en deux jours, ce qui nous fera dire une fois de plus : "l'Autriche c'est beau, mais c'est loin ! (Mais c'est beau...)"
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À l'heure de clore ce blog, que de merveilleux souvenirs s'entremêlent encore dans notre esprit !!
De la grandeur et la magnificence d'une capitale comme Vienne, jusqu'aux pentes verdoyantes du Hahnenkamm et du Tyrol, en passant par les merveilleux lacs du Salzkammergut, les rêves d'une vie impériale en villégiature à Bad Ischl ou l'histoire de Mozart à Salzburg : quels contrastes, quelle richesse géographique, historique et culturelle !!
Certes, nous n'avons pas été davantage séduits que cela de l'accueil, un peu froid en général, des autrichiens à notre égard (exception faite de notre propriétaire à Kitzbühel et de quelques individualités). On pourra y trouver de multiples explications possibles... : une réserve naturelle des habitants ? Un ras-le-bol des étrangers (l'Autriche étant, historiquement, un pays d'immigration ; nous avons pu le constater partout) ? Ou tout simplement une attitude vis-à-vis de certaines nationalités en particulier, comme les français ? Plusieurs fois nous avons vu des groupes de drapeaux, sur des rond-points ou autres. Y figuraient, en plus du drapeau national, ceux de l'Allemagne, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Suisse ou de la Hongrie ; jamais le drapeau tricolore...
Mais l'Autriche reste un pays de traditions, à l'image de ses merveilleux costumes régionaux - au passage : hors de prix ! -, de sa musique folklorique (sans parler de Mozart ou, dans un autre registre, des valses de Strauss !), de ses balcons partout fleuris au Tyrol ou de ses églises baroques et leur style flamboyant !
Durant nos pérégrinations, le contraste fut parfois très fort entre des lieux archi-touristiques et d'autres où l'absence totale de visiteurs nous a frappés, alors qu'ils étaient tout aussi intéressants sinon plus ! On pourra citer cette expérience déconcertante à Salzburg, entre la rue aux mille enseignes - remplie à craquer de cette foule compacte de touristes avides de cocher la case "enseignes" -, et trois rues plus loin, ces deux musées immenses, quasi-déserts.
Dans les grandes villes comme celles plus modestes, l'association bus/ tramway/ métro offre tout un ensemble de solutions très pratiques pour aller d'un point à un autre sans utiliser la voiture, au travers de réseaux extrêmement développés. Certes - et c'est devenu une caractéristique typique des grandes villes autrichiennes -, les caténaires apparaissent sur les photos, omniprésents dès qu'on lève la tête !
Puisqu'on parle des villes, nous avons apprécié la très grande propreté des lieux publics en général, de même que l'entretien impeccable des infrastructures et bâtiments (ceci n'étant pas exclusif aux endroits touristiques, mais bien une impression générale). Eh oui ! Les crottes sur les trottoirs, c'est bien français !
Petite parenthèse sur les parcs publics et aires de jeux pour enfants, que nous avons partout trouvés incroyables de richesse et d'inventivité !
Si l'on regarde l'aspect économique d'un tel voyage, et l'heure des comptes restant à venir, il est indéniable que la vie dans ce pays n'est pas spécialement bon marché (même si le gasoil est en ce moment 20 centimes moins cher qu'en France). Tout est payant, partout, on l'a déjà dit : la moindre place de parking dans le moindre village, les WC sur les aires d'autoroutes (1 euro pour aller p*sser !), jusqu'à l'accès à certaines églises ou parties d'église. Et ce n'est jamais 2-3 euros, on a vu des entrées à 17 ou 20 euros !
Néanmoins, nous avons trouvé que les autrichiens n'exploitaient pas encore assez la manne touristique dans certaines situations. Pour exemple au musée Sissi à Vienne, la vente de produits tels que "le peigne de Sissi", "le shampooing de Sissi" ou "les produits de régime de Sissi", absents des rayons, feraient à coup sûr un "carton" commercial !! Sans parler de la reproduction de cette extraordinaire statue à l'entrée du musée, qui serait bien plus classe que toutes ces babioles chinoises mal peintes qu'on trouve dans toutes les boutiques de souvenirs.
Autre exemple qui nous a frappés plusieurs fois : la fermeture des magasins - y compris pour touristes - à partir de 18:00, celle d'une grande majorité de commerces dès le samedi midi et bien sûr le dimanche, où l'on a pu constater le phénomène de "villes mortes" ! (Un conseil : prendre ses précautions niveau ravitaillement !)
Pour ce qui est des visites et curiosités locales, nous ne saurions, une fois de plus, trop louer le vénérable "Guide Vert" qui nous a accompagnés déjà tant de fois dans des périples similaires. Un conseil toutefois : il s'est avéré très utile d'en croiser les informations avec celles de blogs internet divers ou des sites officiels des endroits visités. La palme du "bon plan" étant décernée à la Salzburg Card pour son côté pratique et les "économies" réalisées !
On retiendra des lieux totalement atypiques et inattendus que sont le Hangar-7 Red Bull à Salzburg (un must pour tout(e) passionné(e) de sports mécaniques et d'aviation !) ou l'exposition Swarovski à côté d'Innsbruck, qui ravira tout amateur(trice) de "strass" et d'art moderne.
D'un point de vue gastronomique, ce pays nous a conquis par les très nombreux "Café-Konditorei" (sortes de salons de thé) rencontrés un peu partout, pour certains même assez réputés, et tous les délices qu'on peut bien sûr y trouver.
Nous avons complètement découvert que l'Autriche, ou du moins la région de Krems, était la grande spécialiste de l'abricot et de ses déclinaisons en tous genres !
Néanmoins, au quotidien, les saveurs des produits d'alimentation courante ne nous ont pas particulièrement emballés : globalement, ils mettent du sucre et du sel partout (moutarde, sauce salade sont sucrées !), la charcuterie - du moins celle de Spar ou de Billa, les enseignes de supermarchés locales -, n'a rien d'extraordinaire pour un pays réputé pour ses "Würste" (saucisses en allemand). Même des marques de chocolat connues en France (comme Lindt) ont un goût légèrement différent. Et je ne parlerai pas du fromage, ayant cherché, en vain, des produits de montagne savoureux comme nous en avons tant en France. Je passe notamment sur l'expérience désastreuse du premier jour à Kitzbühel, qui nous a vu acheter, un peu au pif, un morceau de ce qui ressemblait à de l'Abondance (en plus mou), et qui s'est avéré bien plus proche du Maroilles ou du Munster au niveau texture et... odeur !! (Oui, ça reste GRAVE sur les doigts).
La montagne du Tyrol est belle et respire les grands espaces ; elle n' "oppresse" pas le visiteur, comme par exemple à Chamonix, où les parois verticales vous enserrent littéralement. Ici, ce ne sont que larges vallées riantes et des monts d'à peine 2 000 mètres d'altitude. La flore et la faune alpines nous ont un peu déçus, nous qui rêvions de gentianes et d'édelweiss ! Côté faune, on retiendra la citation de Chantal : "on n'a pas vu beaucoup d'animaux pendant ce séjour. Forcément : Franz-Joseph les a tous butés" (sic).
Enfin, et cela reste un vrai regret, nous n'avons pas su, malgré quatre à neuf ans d'allemand au collège/lycée/école d'ingé et quatre mois assidus de Duolingo depuis ce début d'année, réellement converser avec les personnes que nous avons croisées. L'allemand est une langue difficile et quand, en plus, on manque de vocabulaire et de pratique, on ne peut que ressortir frustré de toutes ces situations où nous aurions pu poser des questions, affiner des renseignements, nuancer nos propos ou faire part de nos commentaires à nos hôtes respectifs.
Mais pour l'heure, nous pensons déjà à la super soirée que nous ne manquerons pas d'organiser, avec évidemment l'incontournable montage photos (promis Christine : pas plus de dix minutes !!), des idées de plats typiques arrosés des bières locales rapportées (Zipfer, Kaiser) mais aussi de nectar et liqueur d'abricot, et le fameux album souvenir type "scrapbooking", que Blandine a déjà en tête à partir des innombrables artefacts glanés ça et là !
Vive l'Autriche et longue vie à ce beau pays et ses traditions !!


























































