28 juillet 2023

Arrivée à Octeville : une dernière étape tranquille

 Vendredi 28 juillet. 


Lever 6:30 : nous n'avons pas l'intention de nous éterniser sur la zone commerciale de Sémécourt. 

Le petit-déjeuner du B&B pourra remonter un peu la note que nous lui attribuerons sur Booking.com : jus d'orange frais, viennoiseries et pain sortis du four également. C'est une bonne surprise. 

Avant d'attaquer l'autoroute, je fais un plein chez Auchan juste à côté, puis profite de l'ouverture matinale du supermarché pour aller acheter de quoi nous sustenter ce midi. Le magasin est gigantesque et je mets un bon quart d'heure à trouver ce qu'il nous faut !


La grisaille est de mise ce matin et un bon crachin bien venté nous arrose depuis le lever du jour.

Le récit de la route présente toujours aussi peu d'intérêt, je ne m'y étendrai donc guère. Nous voyons défiler les villes sur les panneaux : Reims, Saint-Quentin. Après Amiens, les noms fleurent bon la Normandie : désormais, "on connaît".


D'autant que le ciel de traîne nous offre à présent de larges éclaircies. 

Nous arrivons sans encombres vers 14:30 à Octeville, après pas loin de 1 200 km en deux jours, ce qui nous fera dire une fois de plus : "l'Autriche c'est beau, mais c'est loin ! (Mais c'est beau...)"

***

À l'heure de clore ce blog, que de merveilleux souvenirs s'entremêlent encore dans notre esprit !!

De la grandeur et la magnificence d'une capitale comme Vienne, jusqu'aux pentes verdoyantes du Hahnenkamm et du Tyrol, en passant par les merveilleux lacs du Salzkammergut, les rêves d'une vie impériale en villégiature à Bad Ischl ou l'histoire de Mozart à Salzburg : quels contrastes, quelle richesse géographique, historique et culturelle !!

Certes, nous n'avons pas été davantage séduits que cela de l'accueil, un peu froid en général, des autrichiens à notre égard (exception faite de notre propriétaire à Kitzbühel et de quelques individualités). On pourra y trouver de multiples explications possibles... : une réserve naturelle des habitants ? Un ras-le-bol des étrangers (l'Autriche étant, historiquement, un pays d'immigration ; nous avons pu le constater partout) ? Ou tout simplement une attitude vis-à-vis de certaines nationalités en particulier, comme les français ? Plusieurs fois nous avons vu des groupes de drapeaux, sur des rond-points ou autres. Y figuraient, en plus du drapeau national, ceux de l'Allemagne, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Suisse ou de la Hongrie ; jamais le drapeau tricolore...

Mais l'Autriche reste un pays de traditions, à l'image de ses merveilleux costumes régionaux - au passage : hors de prix ! -, de sa musique folklorique (sans parler de Mozart ou, dans un autre registre, des valses de Strauss !), de ses balcons partout fleuris au Tyrol ou de ses églises baroques et leur style flamboyant ! 

Durant nos pérégrinations, le contraste fut parfois très fort entre des lieux archi-touristiques et d'autres où l'absence totale de visiteurs nous a frappés, alors qu'ils étaient tout aussi intéressants sinon plus ! On pourra citer cette expérience déconcertante à Salzburg, entre la rue aux mille enseignes - remplie à craquer de cette foule compacte de touristes avides de cocher la case "enseignes" -, et trois rues plus loin, ces deux musées immenses, quasi-déserts.

Dans les grandes villes comme celles plus modestes, l'association bus/ tramway/ métro offre tout un ensemble de solutions très pratiques pour aller d'un point à un autre sans utiliser la voiture, au travers de réseaux extrêmement développés. Certes - et c'est devenu une caractéristique typique des grandes villes autrichiennes -, les caténaires apparaissent sur les photos, omniprésents dès qu'on lève la tête ! 

Puisqu'on parle des villes, nous avons apprécié la très grande propreté des lieux publics en général, de même que l'entretien impeccable des infrastructures et bâtiments (ceci n'étant pas exclusif aux endroits touristiques, mais bien une impression générale). Eh oui ! Les crottes sur les trottoirs, c'est bien français ! 

Petite parenthèse sur les parcs publics et aires de jeux pour enfants, que nous avons partout trouvés incroyables de richesse et d'inventivité ! 

Si l'on regarde l'aspect économique d'un tel voyage, et l'heure des comptes restant à venir, il est indéniable que la vie dans ce pays n'est pas spécialement bon marché (même si le gasoil est en ce moment 20 centimes moins cher qu'en France). Tout est payant, partout, on l'a déjà dit : la moindre place de parking dans le moindre village, les WC sur les aires d'autoroutes (1 euro pour aller p*sser !), jusqu'à l'accès à certaines églises ou parties d'église. Et ce n'est jamais 2-3 euros, on a vu des entrées à 17 ou 20 euros !

Néanmoins, nous avons trouvé que les autrichiens n'exploitaient pas encore assez la manne touristique dans certaines situations. Pour exemple au musée Sissi à Vienne,  la vente de produits tels que "le peigne de Sissi", "le shampooing de Sissi" ou "les produits de régime de Sissi", absents des rayons, feraient à coup sûr un "carton" commercial !! Sans parler de la reproduction de cette extraordinaire statue à l'entrée du musée, qui serait bien plus classe que toutes ces babioles chinoises mal peintes qu'on trouve dans toutes les boutiques de souvenirs.

Autre exemple qui nous a frappés plusieurs fois : la fermeture des magasins - y  compris pour touristes - à partir de 18:00, celle d'une grande majorité de commerces dès le samedi midi et bien sûr le dimanche, où l'on a pu constater le phénomène de "villes mortes" ! (Un conseil : prendre ses précautions niveau ravitaillement !)

Pour ce qui est des visites et curiosités locales, nous ne saurions, une fois de plus, trop louer le vénérable "Guide Vert" qui nous a accompagnés déjà tant de fois dans des périples similaires. Un conseil toutefois : il s'est avéré très utile d'en croiser les informations avec celles de blogs internet divers ou des sites officiels des endroits visités. La palme du "bon plan" étant décernée à la Salzburg Card pour son côté pratique et les "économies" réalisées ! 

On retiendra des lieux totalement atypiques et inattendus que sont le Hangar-7 Red Bull à Salzburg (un must pour tout(e) passionné(e) de sports mécaniques et d'aviation !) ou l'exposition Swarovski à côté d'Innsbruck, qui ravira tout amateur(trice) de "strass" et d'art moderne.

D'un point de vue gastronomique, ce pays nous a conquis par les très nombreux "Café-Konditorei" (sortes de salons de thé) rencontrés un peu partout, pour certains même assez réputés, et tous les délices qu'on peut bien sûr y trouver.

Nous avons complètement découvert que l'Autriche, ou du moins la région de Krems, était la grande spécialiste de l'abricot et de ses déclinaisons en tous genres !

Néanmoins, au quotidien, les saveurs des produits d'alimentation courante ne nous ont pas particulièrement emballés : globalement, ils mettent du sucre et du sel partout (moutarde, sauce salade sont sucrées !), la charcuterie - du moins celle de Spar ou de Billa, les enseignes de supermarchés locales -, n'a rien d'extraordinaire pour un pays réputé pour ses "Würste" (saucisses en allemand). Même des marques de chocolat connues en France (comme Lindt) ont un goût légèrement différent. Et je ne parlerai pas du fromage, ayant cherché, en vain, des produits de montagne savoureux comme nous en avons tant en France. Je passe notamment sur l'expérience désastreuse du premier jour à Kitzbühel, qui nous a vu acheter, un peu au pif, un morceau de ce qui ressemblait à de l'Abondance (en plus mou), et qui s'est avéré bien plus proche du Maroilles ou du Munster au niveau texture et... odeur !! (Oui, ça reste GRAVE sur les doigts).

La montagne du Tyrol est belle et respire les grands espaces ; elle n' "oppresse" pas le visiteur, comme par exemple à Chamonix, où les parois verticales vous enserrent littéralement. Ici, ce ne sont que larges vallées riantes et des monts d'à peine 2 000 mètres d'altitude. La flore et la faune alpines nous ont un peu déçus, nous qui rêvions de gentianes et d'édelweiss ! Côté faune, on retiendra la citation de Chantal : "on n'a pas vu beaucoup d'animaux pendant ce séjour. Forcément : Franz-Joseph les a tous butés" (sic).

Enfin, et cela reste un vrai regret, nous n'avons pas su, malgré quatre à neuf ans d'allemand au collège/lycée/école d'ingé et quatre mois assidus de Duolingo depuis ce début d'année, réellement converser avec les personnes que nous avons croisées. L'allemand est une langue difficile et quand, en plus, on manque de vocabulaire et de pratique, on ne peut que ressortir frustré de toutes ces situations où nous aurions pu poser des questions, affiner des renseignements, nuancer nos propos ou faire part de nos commentaires à nos hôtes respectifs. 

Mais pour l'heure, nous pensons déjà à la super soirée que nous ne manquerons pas d'organiser, avec évidemment l'incontournable montage photos (promis Christine : pas plus de dix minutes !!), des idées de plats typiques arrosés des bières locales rapportées (Zipfer, Kaiser) mais aussi de nectar et liqueur d'abricot, et le fameux album souvenir type "scrapbooking", que Blandine a déjà en tête à partir des innombrables artefacts glanés ça et là ! 

Vive l'Autriche et longue vie à ce beau pays et ses traditions !!




27 juillet 2023

Retour pénible...

 Jeudi 27 juillet. 


Toutes les bonnes choses ont une fin.


Ce matin, il a fallu quitter Blockberg et notre merveilleux chalet "Ferienwohnung Hahnenkammblick". 

Après les valises, un nettoyage sommaire (le ménage était compris dans la prestation), le tri des déchets et un dernier tour complet pour vérifier que rien n'est oublié, nous passons régler notre hôte de la taxe de séjour et du prix des petits pains.


Non contente de m'avoir offert il y a deux jours 6 verres à bière et une casquette "Kaiser" (marque très courante ici), Monika offre encore à Chantal une petite boîte de thés parfumés.

Vraiment, cet accueil aura été parfait et notre seul vrai regret aura été de ne pas avoir pu/ su communiquer correctement en allemand, malgré tous nos efforts (l'anglais restant assez insipide, bien que pratique). Malgré son accès, cette location méritera notre note de 10/10 sur Booking.com et les commentaires qui iront avec. Nous étions les premiers français à louer. La restauration complète du logement date d'il y a trois saisons ; avant, des munichois l'avaient loué quinze ans d'affilée. 

Nous quittons cette vallée avec le petit regret de ne pas avoir pu pleinement en profiter par beau temps.


La suite de la journée ne vaudra malheureusement pas plus que quelques lignes.

Le passage de la frontière, à 30 puis 10 km/h...

Nous quittons l'Autriche une cinquantaine de kilomètres plus au nord, et attaquons direct l'autoroute pour Munich. 

Les six cent bornes qui suivront seront éreintantes : bouchons à répétition, notamment à chaque passage de grande ville (Munich, Stuttgart, Karlsruhe), travaux et limitations de vitesse continuels - les mêmes qu'à l'aller -, très nombreux poids-lourds, qui se dépassent sans vergogne - les mêmes qu'à l'aller aussi -, circulation très dense et en accordéon, nombreux arrêts complets... on se serait cru un jour de grands départs en France, alors que nous sommes un jeudi. La fin après le passage du Rhin sera plus fluide, mais la partie allemande m'a complètement cassé : j'arrive au B&B de Sémécourt (Metz) littéralement vidé.

La chambre pue la clope et contient à peine les meubles tellement elle est petite : pour près de 140 euros la nuit à trois, tout va bien ! 

Vivement la maison demain...

26 juillet 2023

Gaisbergjoch : la "der" !

 Mercredi 26 juillet. 


Gros challenge que cette ultime journée du séjour : soit nous nous motivons pour faire la dernière rando prévue - sachant que la pluie tombe sans discontinuer ce matin, et probablement aussi pour le reste de la journée -, soit nous jetons l'éponge, ce qui serait bien compréhensible ! 

Il s'en faut de très peu pour que la seconde option l'emporte, mais finalement, le réveil ayant été plutôt efficace, nous décidons de braver les éléments. 


La randonnée s'appelle "Gaisbergjoch",  Joch signifiant "joug" en allemand. Le départ se fait de Kirchberg. Komoot propose un parcours en deux boucles, la première pour gravir la pente jusqu'à l'auberge Gaisbergstüberl, la deuxième pour atteindre le sommet depuis Bärstättalm. Gaisberg est une sorte de montagne allongée qu'on parcourt à flanc de colline et sur son sommet. De très beaux panoramas émaillent cette rando, avec une croix au Gaisbergjoch et une un peu en dessous du sommet du Gaisberg. 

Arrivés dans la Kirchangerweg, nous garons la voiture le plus haut possible pour s'éviter la bavante. Ce sera toujours ça de pris !

Vestes et cape de pluie, sursacs et parapluies sont une fois de plus indispensables et rapidement extirpés du coffre.


Aujourd'hui, c'est la fête à l'escargot ! 


Cette première partie sous la pluie est vraiment triste, et certaines d'entre nous se demandent même ce qu'elles font là ! 

D'autant que les 600 premiers mètres d'ascension (la rando en comporte 948 au total) s'avèrent très raides ! Au réveil, sans réel échauffement et sous la pluie, c'est hard !!

Nous longeons le télésiège local, qui fonctionne ! De fait, nous verrons de nombreuses personnes l'emprunter pour commencer à marcher à partir de l'arrivée. C'est visiblement courant ici !


Après la forêt arrivent les pentes herbeuses. Nous atteignons Gaisbergstüberl un peu plus d'une heure après notre départ. Les mollets tirent et les filles grimpent "au moral".

La partie suivante est un single track assez étroit et encaissé, qui nous amène à l'auberge Bärstättalm. La pluie a cessé et nous commençons à espérer en une accalmie durable.


On notera l'astucieux système constituant la clôture/ main courante, faite d'écrous soudés sur des fers à béton et de simples câbles métalliques. 

Peu de gens dans la montagne ce matin, mais nous croisons quand même quelques randonneurs qui ont, comme nous, fait fi des intempéries.


Première pause, puis nous attaquons une partie un peu plus "plate" à flancs de coteaux, jusqu'à la Kobinger Hütte sur environ 2 km, altitude moyenne à peu près 1 440 m. 


Midi arrive et il nous reste encore pas loin de 300 m à gravir, et certainement pas les plus faciles. Le ciel reste tout gris et de nombreuses barbules blanches demeurent accrochées aux pentes alentours. Nous décidons courageusement de continuer jusqu'au sommet, où nous pourrons manger.


Il commence à faire un froid de canard et je sors pour la première fois ma polaire. Comme la température en bas à Kirchberg était de 8°C ce matin, il ne doit pas faire plus de 5-6°C où nous sommes, et le vent et l'humidité ne font que renforcer l'atmosphère un brin glaciale.


La dernière partie est une nouvelle bavante, qui démarre dans une espèce de bourbier, très désagréable. Un peu plus haut dans la pente, un "local" pratique l'écobuage.

C'est un chemin étroit et raide qui nous mène finalement à une première table d'orientation (les filles sont épuisées...), puis à la croix du Gaisbergjoch.


Congratulations, bras levés de la victoire à 1 749 m, et nous pouvons enfin souffler et sortir les sandwichs ! 


Un petit banc nous accueille, au bord du précipice. C'est un peu flippant, mais tellement beau !


On a une vue sur tout le Hahnenkamm et les vallées alentours, la perspective et l'impression d'espace sont saisissantes !

Après quelques minutes, nous avons droit à une première apparition timide du soleil, puis de larges trouées bleues font comme éclater les nuages. Cette très belle éclaircie va finalement s'imposer pendant quelques heures, pour notre plus grand bonheur. 


La pause sera de 45 minutes, et déjà nous remettons sac au dos. Avec la "chaleur" du soleil, je m'autorise à ôter mon coupe-vent et marche ainsi quelques centaines de mètres en t-shirt. Très vite, le vent glacial me rappelle à l'ordre et je renfile ma polaire !

Le passage en crête entre les points Gaisbergjoch (1 749 m) et Gaisberg (1 770 m) est un enchantement. Il nous rappelle quasi simultanément avec Chantal une ancienne rando que nous avions faite milieu des années 2000 à Pralognan-la-Vanoise, le "Petit Mont-Blanc". Il y a peu de dénivelé et le sentier en balcon offre une vue à 360° des montagnes alentours.


L'impression de "grands espaces" est vraiment très agréable !


Au point "Gaisberg" (qui est probablement le sommet de cette montagne), nous faisons quelques photos avec le pied et le retardateur, bien conscients que nous nous apprêtons à aborder la descente, et avec elle le début... de la fin des vacances ! Cette rando est en effet bien la dernière de ce séjour, et nous immortalisons l'instant en faisant les guignols dans le grand ciel bleu du Tyrol !


La redescente est aussi raide que la grimpette de l'autre côté. Certes, le soleil apporte du relief sur les pierres, mais le chemin est escarpé, glissant et émaillé de nombreuses marches hautes. Chantal galère avec sa cheville et marche sur des œufs. Les genoux travaillent aussi beaucoup dans ces situations ! Mieux vaut avoir alors de bons souliers crantés ! 


Au passage, si quelqu'un sait comment s'appellent ces jolies petites fleurs roses... 

Nous atteignons assez vite la croix que nous voyions quelques heures plus tôt depuis Bärstättalm, et que je prenais pour celle de Gaisbergjoch. 


Nous y avons rendez-vous avec les vaches et leurs cloches carillonnantes ; l'occasion de clichés typiques des cartes postales de montagne ah ah !


A noter la présence de très nombreux bancs sur toutes les balades que nous avons faites ici, parfois un peu originaux comme celui-ci. Ce n'est pas du meuble Ikea !!


La descente offre encore un splendide balcon sur Kirchberg et ses environs ! 






Après Bärstättalm, les choses se gâtent à nouveau du côté du ciel et nous devons encore ressortir tout notre barda de pluie.


Nous croisons toujours quelques promeneurs ou sportifs, qui la plupart redescendent par le télésiège. Décidément étonnant...


La dernière boucle nous fait suivre les méandres du chemin/ route carrossable "Gaisberg", sur laquelle nous découvrons un parcours nature pour les enfants. Une autre constante de notre séjour en Autriche : toutes les aires de jeux sont d'une richesse et d'une inventivité incroyables !

Blandine s'essaye à des toboggans faits de gros tubes métalliques. Mal lui en prend sur le deuxième, elle finit avec le fond de culotte trempé ! 

La fin sur la route n'a rien de passionnant et nous retrouvons enfin la voiture, après sept heures au grand air !

Petit passage rapide au "Billa" de la sortie de Kirchberg et achat de quelques bières locales afin d'arroser correctement la soirée diapos et le repas autrichien que nous ne manquerons pas d'organiser une fois rentrés, et nous disons définitivement au revoir à Kirchberg. 

Une fois rentrés au chalet, un violent orage s'abat à nouveau sur le secteur. Nous sommes bien contents d'y avoir échappé ! 



25 juillet 2023

Rattenberg : 1 - Swarovski : 0

 Mardi 25 juillet. 



Côté météo, le mauvais sort s'acharne sur nous : il a plu une bonne partie de la nuit et nous avons entendu au moins deux séries de coups de tonnerre. Au réveil - au passage : 7:45 ! Nous avons joué les marmottes, les corps devaient avoir besoin de récupération ! -, il pleut à verse et le ciel est complètement bouché.

Nous explorons au petit-déjeuner les possibilités qui s'offrent à nous. Innsbruck ? La perspective de plus de 180 km aller-retour ne nous enchante guère... L'exposition Swarovski à Wattens ? 23 euros l'entrée (plus 2 euros d'audio-guide !), et deux fois 75 km de distance... La rando Gaisbergjoch au-dessus de Kirchberg ? Près de 6 heures de marche pour 950 m de dénivelé+, pas raisonnable aussi en retard que nous sommes ce matin...

Vers 9:00, les nuages se déchirent et le soleil pointe son nez...


Nous optons finalement pour l'exposition Swarovski "Les Mondes de Cristal" (Kristallwelten) à Wattens.


Nous voyons défiler dans la campagne les clochers des villages, tantôt extrêmement effilés et pointus, tantôt avec le bulbe caractéristique de la région.

Il faudra chercher la signification d'une telle différence. 

Toute la route, nous essuyons le déluge. Au moins, pas de regret concernant l'option rando.

Après avoir traversé deux villes importantes (Wörgl et Schwaz), nous arrivons en vue d'une énorme usine, qui doit être l'entreprise Swarovski.  Le premier parking étant fermé, nous faisons le tour. À en juger par le nombre de véhicules garés, nous n'allons, une fois de plus, pas être les seuls ici...


Les billets achetés, nous prenons notre place sous la pluie dans la file indienne qui mène à l'entrée. Après une trentaine de minutes, nous accédons enfin au portillon d'accès. Un écran d'information annonce 100% de remplissage. Dès que le chiffre passe à 95%, une quinzaine de personnes s'engouffre à l'intérieur, et le compteur remonte à 100% pour quelques minutes supplémentaires. 


Swarovski Kristallwelten est une exposition permanente d'art contemporain, basée sur l'emploi des petits cristaux de verre taillés qui font aujourd'hui la réputation et la fortune de la marque au cygne.
Le Crystal Dome

On n'y trouve aucun musée (pourtant il y aurait certainement matière, la marque ayant été fondée par Daniel Swarovski en 1895), ni aucune information sur la fabrication des objets. On a beau le savoir en arrivant, c'est assez décevant. 

The Art of Performance 

Pour qui apprécie l'art moderne, cette exposition doit certainement présenter quelque intérêt.

Ce n'est pas spécialement notre cas, et nous passons les 18 stations assez rapidement. Enfin... disons au rythme de la foule amassée avec nous à l'intérieur. C'est assez l'enfer (jusqu'en 2019, cet endroit avait déjà accueilli quinze millions de visiteurs...)

On se console uniquement en se disant que si nous n'étions pas venus, nous aurions regretté. Il est vrai que choisir un jour de pluie en plein mois de juillet...


Le strass, c'est un truc de filles, c'est bien connu.

Dans l'inévitable boutique qui suit l'exposition, ces dames et demoiselles ont toutes le nez collé aux vitrines, tandis que ces messieurs, soupirant les mains dans les poches, attendent. Hilarant !

La visite des jardins est tout aussi insipide. Vraiment, nous ne sommes pas faits pour l'art contemporain (à moins que ce ne soit l'inverse ?)


Nous repartons à moitié satisfaits, mais quand même contents de quelques belles photos réalisées lors de la visite, notamment dans la dernière salle qui est la seule réellement à reprendre des créations historiques de la marque, en particulier celles qui ont fait les heures de gloire de la mode des années 30 !




Chantal propose de s'arrêter dans "la plus petite ville d'Autriche", à savoir Rattenberg (un peu plus de 450 habitants selon Wiki). Lorsque j'insère mes pièces dans le parcmètre 45 km plus tard, je vise une heure maximum. Sur conseil de la guide en chef et son Guide Vert, j'en mets deux et suis loin de me douter qu'elles seront bien utilisées ! 


Rattenberg est située au pied des ruines d'un château du Xe siècle.

Sa rue principale, bordées de petites maisons décorées multicolores, ses enseignes en fer forgé, ses multiples échoppes d'artisans verriers - lesquels, pour la plupart, travaillent devant vous -, son église baroque de toute beauté et ses "Café-Konditorei" animés, en font un village extrêmement agréable à parcourir. 


Nous prenons beaucoup de plaisir à cette visite, malgré les gouttes qui menacent toujours.



Après l'église Pfarrkirche Sankt Virgil, nous poussons jusqu'aux ruines du château, qui offrent une vue exceptionnelle sur les toits de la ville et les méandres de l'Inn. 



Le contraste entre la foule compacte et oppressante de Swarovski quelques heures plus tôt, et le silence absolu de l'intérieur de l'église où nous ne sommes qu'avec nos consciences en ce moment, est totalement surréaliste. 


Vainqueur du match Swarovski / Rattenberg : incontestablement die Österreichs kleinste Stadt! 

Le retour sur Kirchberg est des plus tranquilles. Les rues se sont soudainement vidées un peu avant 18:00. C'est aussi un phénomène qui nous aura marqués dans ce pays. Même les coins touristiques plient boutique très tôt, et tout est bouclé après 19h !

Je fais un plein à la station Shell du bas, puis nous réattaquons la montée de la mort. Même si nous commençons à être habitués aux différentes portions (le "fossé", les deux "trous de souris", le "mur", le "U à 180°" ou la "ligne des piquets oranges du précipice" en arrivant), le stress est toujours le même en croisant un autre véhicule. Aujourd'hui : une voiture à la descente ...et une à la montée ! 

Demain sera notre dernier jour sur place. Malgré les prévisions météo sans équivoque et toujours aussi mauvaises, nous décidons malgré tout de mettre le réveil à 6:00 et terminer par la belle rando du Gaisbergjoch à partir de Kirchberg. Hauts les cœurs ! 

Le dîner au chalet


Arrivée à Octeville : une dernière étape tranquille

 Vendredi 28 juillet.  Lever 6:30 : nous n'avons pas l'intention de nous éterniser sur la zone commerciale de Sémécourt.  Le petit-d...