25 juillet 2023

Rattenberg : 1 - Swarovski : 0

 Mardi 25 juillet. 



Côté météo, le mauvais sort s'acharne sur nous : il a plu une bonne partie de la nuit et nous avons entendu au moins deux séries de coups de tonnerre. Au réveil - au passage : 7:45 ! Nous avons joué les marmottes, les corps devaient avoir besoin de récupération ! -, il pleut à verse et le ciel est complètement bouché.

Nous explorons au petit-déjeuner les possibilités qui s'offrent à nous. Innsbruck ? La perspective de plus de 180 km aller-retour ne nous enchante guère... L'exposition Swarovski à Wattens ? 23 euros l'entrée (plus 2 euros d'audio-guide !), et deux fois 75 km de distance... La rando Gaisbergjoch au-dessus de Kirchberg ? Près de 6 heures de marche pour 950 m de dénivelé+, pas raisonnable aussi en retard que nous sommes ce matin...

Vers 9:00, les nuages se déchirent et le soleil pointe son nez...


Nous optons finalement pour l'exposition Swarovski "Les Mondes de Cristal" (Kristallwelten) à Wattens.


Nous voyons défiler dans la campagne les clochers des villages, tantôt extrêmement effilés et pointus, tantôt avec le bulbe caractéristique de la région.

Il faudra chercher la signification d'une telle différence. 

Toute la route, nous essuyons le déluge. Au moins, pas de regret concernant l'option rando.

Après avoir traversé deux villes importantes (Wörgl et Schwaz), nous arrivons en vue d'une énorme usine, qui doit être l'entreprise Swarovski.  Le premier parking étant fermé, nous faisons le tour. À en juger par le nombre de véhicules garés, nous n'allons, une fois de plus, pas être les seuls ici...


Les billets achetés, nous prenons notre place sous la pluie dans la file indienne qui mène à l'entrée. Après une trentaine de minutes, nous accédons enfin au portillon d'accès. Un écran d'information annonce 100% de remplissage. Dès que le chiffre passe à 95%, une quinzaine de personnes s'engouffre à l'intérieur, et le compteur remonte à 100% pour quelques minutes supplémentaires. 


Swarovski Kristallwelten est une exposition permanente d'art contemporain, basée sur l'emploi des petits cristaux de verre taillés qui font aujourd'hui la réputation et la fortune de la marque au cygne.
Le Crystal Dome

On n'y trouve aucun musée (pourtant il y aurait certainement matière, la marque ayant été fondée par Daniel Swarovski en 1895), ni aucune information sur la fabrication des objets. On a beau le savoir en arrivant, c'est assez décevant. 

The Art of Performance 

Pour qui apprécie l'art moderne, cette exposition doit certainement présenter quelque intérêt.

Ce n'est pas spécialement notre cas, et nous passons les 18 stations assez rapidement. Enfin... disons au rythme de la foule amassée avec nous à l'intérieur. C'est assez l'enfer (jusqu'en 2019, cet endroit avait déjà accueilli quinze millions de visiteurs...)

On se console uniquement en se disant que si nous n'étions pas venus, nous aurions regretté. Il est vrai que choisir un jour de pluie en plein mois de juillet...


Le strass, c'est un truc de filles, c'est bien connu.

Dans l'inévitable boutique qui suit l'exposition, ces dames et demoiselles ont toutes le nez collé aux vitrines, tandis que ces messieurs, soupirant les mains dans les poches, attendent. Hilarant !

La visite des jardins est tout aussi insipide. Vraiment, nous ne sommes pas faits pour l'art contemporain (à moins que ce ne soit l'inverse ?)


Nous repartons à moitié satisfaits, mais quand même contents de quelques belles photos réalisées lors de la visite, notamment dans la dernière salle qui est la seule réellement à reprendre des créations historiques de la marque, en particulier celles qui ont fait les heures de gloire de la mode des années 30 !




Chantal propose de s'arrêter dans "la plus petite ville d'Autriche", à savoir Rattenberg (un peu plus de 450 habitants selon Wiki). Lorsque j'insère mes pièces dans le parcmètre 45 km plus tard, je vise une heure maximum. Sur conseil de la guide en chef et son Guide Vert, j'en mets deux et suis loin de me douter qu'elles seront bien utilisées ! 


Rattenberg est située au pied des ruines d'un château du Xe siècle.

Sa rue principale, bordées de petites maisons décorées multicolores, ses enseignes en fer forgé, ses multiples échoppes d'artisans verriers - lesquels, pour la plupart, travaillent devant vous -, son église baroque de toute beauté et ses "Café-Konditorei" animés, en font un village extrêmement agréable à parcourir. 


Nous prenons beaucoup de plaisir à cette visite, malgré les gouttes qui menacent toujours.



Après l'église Pfarrkirche Sankt Virgil, nous poussons jusqu'aux ruines du château, qui offrent une vue exceptionnelle sur les toits de la ville et les méandres de l'Inn. 



Le contraste entre la foule compacte et oppressante de Swarovski quelques heures plus tôt, et le silence absolu de l'intérieur de l'église où nous ne sommes qu'avec nos consciences en ce moment, est totalement surréaliste. 


Vainqueur du match Swarovski / Rattenberg : incontestablement die Österreichs kleinste Stadt! 

Le retour sur Kirchberg est des plus tranquilles. Les rues se sont soudainement vidées un peu avant 18:00. C'est aussi un phénomène qui nous aura marqués dans ce pays. Même les coins touristiques plient boutique très tôt, et tout est bouclé après 19h !

Je fais un plein à la station Shell du bas, puis nous réattaquons la montée de la mort. Même si nous commençons à être habitués aux différentes portions (le "fossé", les deux "trous de souris", le "mur", le "U à 180°" ou la "ligne des piquets oranges du précipice" en arrivant), le stress est toujours le même en croisant un autre véhicule. Aujourd'hui : une voiture à la descente ...et une à la montée ! 

Demain sera notre dernier jour sur place. Malgré les prévisions météo sans équivoque et toujours aussi mauvaises, nous décidons malgré tout de mettre le réveil à 6:00 et terminer par la belle rando du Gaisbergjoch à partir de Kirchberg. Hauts les cœurs ! 

Le dîner au chalet


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