26 juillet 2023

Gaisbergjoch : la "der" !

 Mercredi 26 juillet. 


Gros challenge que cette ultime journée du séjour : soit nous nous motivons pour faire la dernière rando prévue - sachant que la pluie tombe sans discontinuer ce matin, et probablement aussi pour le reste de la journée -, soit nous jetons l'éponge, ce qui serait bien compréhensible ! 

Il s'en faut de très peu pour que la seconde option l'emporte, mais finalement, le réveil ayant été plutôt efficace, nous décidons de braver les éléments. 


La randonnée s'appelle "Gaisbergjoch",  Joch signifiant "joug" en allemand. Le départ se fait de Kirchberg. Komoot propose un parcours en deux boucles, la première pour gravir la pente jusqu'à l'auberge Gaisbergstüberl, la deuxième pour atteindre le sommet depuis Bärstättalm. Gaisberg est une sorte de montagne allongée qu'on parcourt à flanc de colline et sur son sommet. De très beaux panoramas émaillent cette rando, avec une croix au Gaisbergjoch et une un peu en dessous du sommet du Gaisberg. 

Arrivés dans la Kirchangerweg, nous garons la voiture le plus haut possible pour s'éviter la bavante. Ce sera toujours ça de pris !

Vestes et cape de pluie, sursacs et parapluies sont une fois de plus indispensables et rapidement extirpés du coffre.


Aujourd'hui, c'est la fête à l'escargot ! 


Cette première partie sous la pluie est vraiment triste, et certaines d'entre nous se demandent même ce qu'elles font là ! 

D'autant que les 600 premiers mètres d'ascension (la rando en comporte 948 au total) s'avèrent très raides ! Au réveil, sans réel échauffement et sous la pluie, c'est hard !!

Nous longeons le télésiège local, qui fonctionne ! De fait, nous verrons de nombreuses personnes l'emprunter pour commencer à marcher à partir de l'arrivée. C'est visiblement courant ici !


Après la forêt arrivent les pentes herbeuses. Nous atteignons Gaisbergstüberl un peu plus d'une heure après notre départ. Les mollets tirent et les filles grimpent "au moral".

La partie suivante est un single track assez étroit et encaissé, qui nous amène à l'auberge Bärstättalm. La pluie a cessé et nous commençons à espérer en une accalmie durable.


On notera l'astucieux système constituant la clôture/ main courante, faite d'écrous soudés sur des fers à béton et de simples câbles métalliques. 

Peu de gens dans la montagne ce matin, mais nous croisons quand même quelques randonneurs qui ont, comme nous, fait fi des intempéries.


Première pause, puis nous attaquons une partie un peu plus "plate" à flancs de coteaux, jusqu'à la Kobinger Hütte sur environ 2 km, altitude moyenne à peu près 1 440 m. 


Midi arrive et il nous reste encore pas loin de 300 m à gravir, et certainement pas les plus faciles. Le ciel reste tout gris et de nombreuses barbules blanches demeurent accrochées aux pentes alentours. Nous décidons courageusement de continuer jusqu'au sommet, où nous pourrons manger.


Il commence à faire un froid de canard et je sors pour la première fois ma polaire. Comme la température en bas à Kirchberg était de 8°C ce matin, il ne doit pas faire plus de 5-6°C où nous sommes, et le vent et l'humidité ne font que renforcer l'atmosphère un brin glaciale.


La dernière partie est une nouvelle bavante, qui démarre dans une espèce de bourbier, très désagréable. Un peu plus haut dans la pente, un "local" pratique l'écobuage.

C'est un chemin étroit et raide qui nous mène finalement à une première table d'orientation (les filles sont épuisées...), puis à la croix du Gaisbergjoch.


Congratulations, bras levés de la victoire à 1 749 m, et nous pouvons enfin souffler et sortir les sandwichs ! 


Un petit banc nous accueille, au bord du précipice. C'est un peu flippant, mais tellement beau !


On a une vue sur tout le Hahnenkamm et les vallées alentours, la perspective et l'impression d'espace sont saisissantes !

Après quelques minutes, nous avons droit à une première apparition timide du soleil, puis de larges trouées bleues font comme éclater les nuages. Cette très belle éclaircie va finalement s'imposer pendant quelques heures, pour notre plus grand bonheur. 


La pause sera de 45 minutes, et déjà nous remettons sac au dos. Avec la "chaleur" du soleil, je m'autorise à ôter mon coupe-vent et marche ainsi quelques centaines de mètres en t-shirt. Très vite, le vent glacial me rappelle à l'ordre et je renfile ma polaire !

Le passage en crête entre les points Gaisbergjoch (1 749 m) et Gaisberg (1 770 m) est un enchantement. Il nous rappelle quasi simultanément avec Chantal une ancienne rando que nous avions faite milieu des années 2000 à Pralognan-la-Vanoise, le "Petit Mont-Blanc". Il y a peu de dénivelé et le sentier en balcon offre une vue à 360° des montagnes alentours.


L'impression de "grands espaces" est vraiment très agréable !


Au point "Gaisberg" (qui est probablement le sommet de cette montagne), nous faisons quelques photos avec le pied et le retardateur, bien conscients que nous nous apprêtons à aborder la descente, et avec elle le début... de la fin des vacances ! Cette rando est en effet bien la dernière de ce séjour, et nous immortalisons l'instant en faisant les guignols dans le grand ciel bleu du Tyrol !


La redescente est aussi raide que la grimpette de l'autre côté. Certes, le soleil apporte du relief sur les pierres, mais le chemin est escarpé, glissant et émaillé de nombreuses marches hautes. Chantal galère avec sa cheville et marche sur des œufs. Les genoux travaillent aussi beaucoup dans ces situations ! Mieux vaut avoir alors de bons souliers crantés ! 


Au passage, si quelqu'un sait comment s'appellent ces jolies petites fleurs roses... 

Nous atteignons assez vite la croix que nous voyions quelques heures plus tôt depuis Bärstättalm, et que je prenais pour celle de Gaisbergjoch. 


Nous y avons rendez-vous avec les vaches et leurs cloches carillonnantes ; l'occasion de clichés typiques des cartes postales de montagne ah ah !


A noter la présence de très nombreux bancs sur toutes les balades que nous avons faites ici, parfois un peu originaux comme celui-ci. Ce n'est pas du meuble Ikea !!


La descente offre encore un splendide balcon sur Kirchberg et ses environs ! 






Après Bärstättalm, les choses se gâtent à nouveau du côté du ciel et nous devons encore ressortir tout notre barda de pluie.


Nous croisons toujours quelques promeneurs ou sportifs, qui la plupart redescendent par le télésiège. Décidément étonnant...


La dernière boucle nous fait suivre les méandres du chemin/ route carrossable "Gaisberg", sur laquelle nous découvrons un parcours nature pour les enfants. Une autre constante de notre séjour en Autriche : toutes les aires de jeux sont d'une richesse et d'une inventivité incroyables !

Blandine s'essaye à des toboggans faits de gros tubes métalliques. Mal lui en prend sur le deuxième, elle finit avec le fond de culotte trempé ! 

La fin sur la route n'a rien de passionnant et nous retrouvons enfin la voiture, après sept heures au grand air !

Petit passage rapide au "Billa" de la sortie de Kirchberg et achat de quelques bières locales afin d'arroser correctement la soirée diapos et le repas autrichien que nous ne manquerons pas d'organiser une fois rentrés, et nous disons définitivement au revoir à Kirchberg. 

Une fois rentrés au chalet, un violent orage s'abat à nouveau sur le secteur. Nous sommes bien contents d'y avoir échappé ! 



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