Lundi 17 juillet.
Encore une journée de contrastes forts ! Nous la commençons sous de lourds nuages gris et dans le froid, pour la terminer par un nouvel épisode de fournaise !
Bad Ischl au lever du jour : un regard vers le ciel ne laisse guère de doute quant aux précipitations qui nous attendent ce matin.
Au programme : un peu plus de soixante kilomètres nous séparent de Salzburg, mais nous décidons d'abord de faire une escapade vers le lac Altausser See, ce qui nous rajoutera deux fois 28 kilomètres.
Au passage, sur la route est indiquée la bifurcation vers Hallstatt, le village le plus prisé des chinois sur le lac Hallstätter See. Vue la météo, les reportages montrant la ville débordée par le tourisme de masse, l'interdiction de circuler en voiture et tout le tralala, nous renonçons à y descendre (il faut en garder pour la prochaine fois !)
Nous arrivons vers 9:00 à Altaussee, manifestement un petit village peu touristique. Une jeune dame en costume traditionnel nous accueille très gentiment au syndicat d'initiative. Notre pauvre allemand scolaire nous fait à nouveau pitié.
Petite balade du côté du lac, sous de fortes bourrasques de vent. Il ne pleut pas encore, mais cela ne saurait tarder.
Redescente vers Bad Ischl après quelques photos (décidément, c'est quand même beaucoup mieux quand il fait beau !)
L'arrivée à l'Euro-Spar local, repéré à la montée pour les sandwichs, se fait sous une pluie battante.
Bref, pas grand chose de passionnant en cette première matinée de la semaine.
La route prévoit ensuite de longer le lac de Wolfgangsee, puis Mondsee. Au total, l'Autriche compte quelques 66 lacs naturels répertoriés de plus de 0,5 km².
À hauteur de Wolfgangsee, le ciel semble s'éclaircir, même si les vestiges de l'orage qui nous a précédés témoignent de la violence de ce dernier (grêlons encore présents au sol, nombreuses feuilles arrachées, comme hachées menues). Le vert turquoise du lac est frappant, on dirait une eau laiteuse.
L'arrêt d'une petite demi-heure à Sankt Gilgen est aussi très sympa, d'autant que le soleil semble revenir durablement.
Nous cherchons ensuite un endroit pour déjeuner. Les bords de route, certes le long du lac, ne nous attirent guère. Après Wolfgangsee, nous atteignons assez rapidement Mondsee. Je me perds dans des lotissements privés en bord de lac, pour enfin atterrir à Mondsee même, à l'embarcadère des bateaux de plaisance.
Il fait désormais grand soleil et le petit banc à l'ombre de quelques arbres et face au lac est parfait !
C'est la cloche du bateau en partance qui me tire de ma sieste : il faut déjà repartir.
La deuxième partie de journée sera totalement différente.
Déjà, nous avons quitté les routes de montagne (qui sont tout de même de belles nationales en Autriche) pour l'insipide autoroute et ses éternels poids-lourds. Je reste prudemment entre 100 et 110 km/h car j'ai toujours en tête le choc sur la roue avant.
L'arrivée à Salzburg n'est pas des plus agréables. Déjà je me fais klaxonner par un poids lourd en cherchant l'hôtel, qui se trouve en périphérie de la ville, à deux pas de la gare, dans des quartiers plutôt populaires. On oublie tout de suite les images cartes postales de la maison de Mozart, des églises et des châteaux : les banlieues sont les mêmes partout !
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| Wir sind in Salzburg! |
Vers 15h, après nous être installés à l'hôtel, nous décidons de rejoindre le château Mirabell (Schloss Mirabell), où aura lieu notre concert de demain soir.
1,8 kilomètres, cela ne paraît pas grand chose, mais sous le cagnard et après huit jours de marche quasiment non-stop, le corps semble dire "non". Et plus nous nous rapprochons du centre-ville, plus nous commençons à tomber sur la populace touristique que draine ce genre de ville.
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| "Presque seuls..." |
Au château, c'est l'apothéose. Toutes les nationalités se pressent dans le parc, autour des nains - attraction locale - et des parterres de fleurs : chinois, russes, indiens, émires arabes, italiens, américains pour les plus repérables. La chaleur aidant, je commence à avoir une bonne migraine.
Cette foule m'agresse. Ça déboule de partout, ça crie, ça gesticule, ça clope, ça selfise à qui mieux mieux, à pied, en vélos - électriques évidemment -, en trottinette. Les bars sont pleins, les échoppes à touristes pullulent. J'avais beau savoir que Salzburg était un site touristique mondialement connu, je suis désormais mal à l'aise et ne pense plus qu'à une chose : m'extirper de tout cela le plus rapidement possible !
Une tentative de balade sur la Montagne des Capucins (Kapuzinerberg) plus tard - et quand même une vue imprenable sur les toits de la ville ! -, nous taillons vers la pizzeria repérée de l'autre côté du pont.
Il n'y aura pas de dessert ce soir, les 2,8 km à pieds retour vers l'hôtel se font tels des robots.
14 094 pas au total, pour cette journée qui commença dans le calme absolu d'un lac de montagne et se termina dans ce qui se fait de pire en matière de tourisme de masse. Comme quoi...
Nous espérons qu'une bonne nuit de repos et l'heure matinale à laquelle nous comptons visiter Salzburg nous donneront une autre image de la ville-scène de "la Mélodie du Bonheur" !












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