Lundi 24 juillet.
Aujourd'hui, qui bulle à Kitzbühel ? Ben c'est nous voyons !
Une météo une fois de plus très incertaine, des mollets et coups de soleil douloureux, et une requête insistante de Blandine pour "aller se baigner" : il n'en fallait pas plus pour que nous décidions d'une nouvelle journée tranquille.
Notre choix s'est porté sur le lac Schwarzsee, juste en contrebas de notre location, sur la nationale reliant Kitzbühel à Kirchberg. On peut, semble-t-il, y nager.
Ce "Lac Noir" porte bien son nom, mais nous en cherchons encore l'origine. Il est vrai que les larges rangées de sapins se reflétant tout autour, provoquent cette noirceur assez particulière.
Rien de bien folichon à raconter sur cette balade, plutôt reposante.
Quelques gouttes nous tombent dessus dès le départ, avec trois heures d'avance sur la prévision. Nous pensons alors que la baignade est compromise.
De nombreux insectes nous tiennent compagnie. Parmi eux des taons ! Faisant montre d'une activité particulièrement agressive, ceux-ci ne nous ont pas lâchés d'une semelle tout le long du parcours !
Au détour d'un chemin, nous découvrons quelques chalets nichés sur un petit promontoire. Proposés par un écriteau à la location, nous nous faisons la réflexion que leur accès est quand même plus simple que le nôtre !
Très peu de monde sur ce parcours, mais nous croisons régulièrement des familles, marcheurs, joggers ou VTTistes.
Vers midi, le soleil ayant tenté une timide apparition au travers de la couche grise de nuages, nous avisons un banc le long du Lac Noir. Rapidement en maillots de bain, Blandine et moi tentons une entrée prudente dans l'eau.
Je suis le premier à me lancer...
Je descends lentement le long d'une échelle en bois rudimentaire. C'est plutôt glissant, on ne voit pas grand chose dans cette eau sombre et c'est assez froid (mais pas plus que dans le Morbihan, je dirais 19 ou 20°C).
Finalement, c'est parti, et Blandine me rejoint quelques minutes plus tard. Dans l'eau, nos membres prennent une coloration jaunâtre, probablement due à quelque algue ou micro-organismes locaux.
Nous décidons de pousser jusqu'à l'autre rive, ce qui nous prend dix bonnes minutes. De petites barques de plaisance garnies passent à côté de nous. D'autres baigneurs s'aventurent également assez loin ; certains traînent sagement une petite bouée de surface.
D'une manière générale, les gens qui se baignent autour de nous ont tous un certain âge, voire un âge certain ! Nous pensons que ce sont pour la plupart des habitués.
Plus loin, nous verrons que certaines "plages" (ou disons simplement "accès au lac"), sont privés. Il n'y a pas de petits profits et les hôtels qui les exploitent en font payer l'usage.
Au final, cette petite tête piquée dans le Schwartzsee aura été bien agréable, et les sandwichs qui ont suivi autant appréciés !
Le retour à la voiture se fait tranquillement.
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| L'église de Kirchberg |
L'après-midi, nous décidons d'une petite balade dans Kirchberg. Ce village est décidément plus sympathique que Kitzbühel la mondaine. Ici, l'accueil dans les magasins est, on va dire, un peu plus détendu.
Ouvrons ici une parenthèse sur l'attitude des autrichiens vis-à-vis des étrangers que nous sommes durant ce séjour de trois semaines. Eh bien force est de reconnaître que nous avons très souvent ressenti un léger malaise, comme l'impression de gêner. Sans parler des caissières de supermarché qui vous expédient tous vos achats et une fois payés, scannent tout de go les produits du client suivant en vous disant sèchement à peine au revoir, nous avons ressenti les autrichiens assez agacés lorsque nous essayions de nous exprimer en allemand ou en anglais. Certains même, comme à la Kaiservilla à Bad Ischl, nous ont totalement ignorés tant que nous ne parlions pas leur langue ! Après parcours des forums et des expériences diverses, notamment d'expatriés, ce sentiment n'est pas une légende et disons-le donc franchement : le français n'est pas forcément le bienvenu en Autriche !
Bon, quand on aura lu que le pays a été occupé après la guerre par les américains, les anglais, les russes et les français, et que ceux-ci stationnaient justement au Tyrol et au Vorarlberg, on commencera à comprendre cette attitude. Nous lirons par ailleurs que le tourisme reste une valeur économique importante, mais ici clairement tourné vers les allemands.
Néanmoins : ceci représente le sentiment général, et ne saurait occulter par ailleurs l'extrême gentillesse de certaines individualités rencontrées lors de notre périple, telles certaines réceptions d'hôtel (comme à Vienne ou Salzburg), ou de notre hôte présente à Kitzbühel.
Kirchberg, c'est donc plus sympa que Kitzbühel !
Nous faisons les magasins de souvenirs - j'ai failli revenir avec une culotte traditionnelle tyrolienne ! -, et nous cédons aujourd'hui à l'envie de goûter ces merveilleuses tartes autrichiennes, tant de fois convoitées durant notre séjour !
Nous commandons notamment deux parts d'Apfel-Streuselkuchen, sorte de tarte aux pommes épaisse avec une pâte sablée (et "mit Sahne" évidemment) et une Sachertorte, sorte de génoise au chocolat avec des couches de confiture d'abricot. Un régal !
Merci Chantal !
Au retour, je parviens à dénicher à l'office du tourisme de Kitzbühel le fameux livre sur la Hahnenkamm Streif, vu dans la cabane de départ en exposition (mais qui n'était pas vendu là-haut).
À notre arrivée au chalet, la chasse d'eau des toilettes du bas, qui nous avait laissés tomber samedi en début de soirée, a été réparée. Vraiment nos hôtes sont d'une gentillesse et d'une efficacité sans pareilles !













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