14 juillet 2023

Dernière journée à Vienne

 Vendredi 14 juillet.


La journée s'annonce magnifique : pas un nuage dans le ciel !

Comme il nous faut bien notre petite dose quotidienne d'adrénaline, nous stressons à la pensée du programme pour quitter l'hôtel ce matin. La chambre doit être libérée à 11h ; or nous n'avons prévu de repartir qu'en début d'après-midi. 

Cela signifie qu'il va falloir faire le check out, charger la voiture et la reparquer pour la matinée. 

Notre premier ticket valable deux jours a expiré hier vers 19h. Le réceptionniste nous explique que pour sortir du parking, il faut l'insérer quand même. La machine va demander un supplément en euros et il faudra alors introduire le deuxième ticket, celui couvrant jusqu'à ce soir. On pourra alors entrer et sortir autant de fois que souhaité. Simple... mais Chantal ne comprend pas, et quand elle ne comprend pas, elle stresse. Moi je fais semblant d'avoir compris et de ne pas m'en faire.

Lorsque nous descendons vers le petit déj, la police est dans l'escalier principal. Nous ne saurons jamais ce qu'il se passait ce matin dans l'hôtel...

Nous filons au parking. Tout se passe comme prévu, sauf que j'annule la transaction quand le premier ticket me demande 37 euros supplémentaires, au lieu d'insérer le deuxième directement. Du coup le deuxième est aussi refusé et je termine dans la guérite de l'agent de sécurité... qui me réexplique la même histoire que le réceptionniste ! Et quand on l'applique à la lettre, ça marche.

Le chargement, check out et retour au parking effectués (non sans avoir dit au revoir à la Pension Baronesse), nous rejoignons sous un soleil de plomb la station Schottentor. 

Là c'est très simple et le U2 nous amène directement à Praterstern, la station de la fête foraine permanente. 


Les filles voulaient voir la grande roue : elles n'ont pas été déçues. 

Cet immense parc d'attractions en tous genres nous fait un peu penser au Mid-State Fair de Paso Robles.

Mais le matin avant 10h, c'est plutôt le calme qui y règne, ce qui n'est pas pour nous déplaire, car nous imaginons aisément la folie qui doit habiter ces lieux le soir !


Nous déambulons devant les attractions classiques :  trains fantômes, kartings et autos-tamponneuses, chamboule-tout, manèges, grands huit, toboggans géants et tours infernales, et j'en passe ! C'est immense.

À l'entrée se trouve la grande roue "classique" du Prater, avec des cabines soit-disant faites d'anciens wagons de tram. Chantal a un doute...

Le Prater fut créé par l'empereur Maximilien II, qui en avait fait sa résidence de chasse privée au 16e siècle.

Cette visite nous fait un bien fou, après la foule des palais impériaux. Ici nous flânons quasiment seuls sous un soleil radieux !

La fin de matinée approche et nous décidons d'aller essayer d'apercevoir le Danube. Blandine nous conconcte un parcours Google Maps qui nous amène directement... à la Mexicoplatz !


Sur le chemin, nous rencontrons un Bücherzelle, sorte de petit kiosque mettant à disposition gratuitement des livres.








Des tourelles apparaissent soudain au-dessus des arbres ; Blandine,  dixit : "ouaah, on dirait le château de Raiponce !"





De fait, il s'agit une fois de plus d'une église d'une beauté incroyable. La brochure annonce : Kaiser-Franz-Joseph-Jubiläums-Kirche ! D'une couleur ocre, avec des huisseries en bois et des clochetons de tuiles rouge, son "look" est assez unique.





La supérette du coin nous fournit trois sandwichs ; associés aux trois pommes achetées hier, le tout constitue notre repas du jour, sur un petit banc face à l'église. Nous buvons aussi beaucoup ! 


De nombreux clichés du monument plus tard, nous nous dirigeons vers un immense pont et découvrons enfin le fleuve qui donna son nom à la célèbre valse de Johann Strauss II en 1866 : le Beau Danube Bleu !






Le pont enjambe trois bras du fleuve, le Danube (Donau), l'Alte Donau et le Neue Donau. Le vue est splendide et le fleuve paraît très large !



Sur l'île se trouve la station de métro Donauinsel de la ligne U1. Ce sera le point final de nos pérégrinations viennoises et nous décidons de rebrousser chemin vers la voiture, comblés par toutes les fabuleuses images enregistrées pendant ces trois jours.

Nous reprenons la route vers 14:30.

La circulation dans Vienne est mauvaise et nous avons un peu de mal à rejoindre l'autoroute. 

Notre périple vers Pöchlarn passe par Tulln, Krems et Melk, le long des méandres du Danube. Nous traversons nos premières vignes. Partout de petits  châteaux émergent des collines boisées ! 


D'une petite pause curieuse à Krems (à ne pas confondre avec Olère, sa ville jumelle ah ah !), nous faisons finalement une visite de plus d'une heure ! Le village est à craquer : d'abord ce porche majestueux, puis la rue piétonnière et ses nombreuses échoppes, pleine de vie.


À une rue d'écart, et c'est à nouveau la découverte de deux églises merveilleuses !












Dans la rue, nous entendons pour la première fois des chants traditionnels autrichiens ! Un groupe folklorique local démarre une joyeuse procession sous nos yeux ravis !



Cette semaine à Krems, c'est la fête de l'abricot ! (Marillen en autrichien). Partout l'on célèbre le fruit orange, l'orange est partout ! Les stands animés finissent par me faire craquer pour une bouteille de nectar et une de liqueur. J'ai hâte de les goûter une fois rentrés ! 

Cette parenthèse fut aussi exquise qu'inattendue ! 

La suite de la route fût moins drôle. Occupé à regarder Chantal prendre des photos du Danube, je ne vois pas et percute violemment une petite bordure de trottoir le long de la route nationale (pas l'habitude de ce genre de trucs en France...) Je m'arrête un peu plus loin, les dégâts sont sans appel : outre les jantes complètement bousillées, j'ai laissé dans l'affaire un bon morceau de gomme sur le flanc du pneu. Va falloir être prudent, même si la pression sur les quarante derniers kilomètres n'a pas bougé. Mais je pense qu'on peut oublier les pointes à 150 en Allemagne, et je suis bon pour un train neuf en rentrant.

L'hôtel Moser à Pöchlarn ne paye pas de mine. Dans un quartier de petites maisons plutôt populaires, en face de la gare, on se demande un peu où on est tombés. L'accueil ne parle pas un mot d'anglais, nous baragouinons les quelques mots d'allemand qui nous viennent à l'esprit, mais c'est pitoyable. Moi qui me fichait de de Funès dans le Corniaud : "Der beau garçon... ach!..., er ist ein salopard, ein große salopaaard!"...

Finalement la chambre est super sympa, et nous profitons du restaurant sur place pour éviter de ressortir. Méfiants quant aux proportions autrichiennes, nous ne commandons que des entrées... lesquelles arrivent avec frites, saucisses etc. Je choisis bien évidemment un dessert à base d'abricot : le nom allemand m'échappe à présent complètement, mais il s'agit d'une sorte de raviolis fourrés à l'abricot cuit (il reste le noyau), saupoudré d'un crumble au beurre et nappé de confiture maison. Un régal ! 



***

Au passage, une pensée amicale à tous nos compatriotes en cette journée de fête nationale ! 





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