Samedi 15 juillet.
Nous quittons l'hôtel-restaurant Moser de Pöchlarn peu après 8:00, direction Melk et sa célèbre abbaye bénédictine !
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| L'abbaye vue du sud de Melk |
Chantal nous avait un peu pressés afin d'être pile à l'ouverture pour 9h sur place. Sage précaution ! Déjà sur le parking à 8:40 se déverse un car de personnes âgées et c'est presque au pas de course que nous essayons de rester devant eux ! Le responsable du groupe, un bon autrichien qui avait l'air de bien connaître le truc, a quand même réussi à nous passer devant à la caisse !
Les premières images de l'abbaye sont fabuleuses. Cette masse ocre, dont les clochetons dorés dépassent et se détachent sur le bleu du ciel totalement immaculé, impose d'abord au visiteur par sa taille ! Jugez-en plutôt : 17 500 m² de surface totale, 1 365 fenêtres et 497 pièces !
Nous démarrons la visite du musée peu après 9:00. Malheureusement une fois de plus, les photos sont interdites, ce qui chez moi génère une frustration que vous ne pouvez même pas imaginer ! D'autant que les photos du bouquin vendu à la sortie (oui il y a toujours LE bouquin à 15 balles vendu à la sortie, avec des photos que tu penses que tu n'étais même pas né quand elles ont été prises, avec la même calligraphie bizarre qui n'a pas dû être réemployée depuis les années 60...) ne reprennent évidemment pas - ou très mal - les éléments de la visite qui nous ont marqués. Bref, on va dire qu'on se les est imprégnées dans le cerveau les photos.
Les premières salles regorgent l'objets tous plus précieux les uns que les autres. Les pièces qui m'ont personnellement impressionné sont des manuscrits moyen-âgeux, des éléments de service religieux d'une finesse époustouflante (sans compter les nombreuses pierres précieuses dont ils sont sertis...) et des retables peints. C'est de toute beauté, et d'autant plus appréciable que nous sommes seuls (mais où est passé le bus de retraités ?)
Après un court passage dans la "salle de marbre" et sur la terrasse occidentale de l'abbaye - offrant une vue incroyable sur l'arrière de l'église et sur Melk en contrebas -, nous pénétrons dans cet endroit magique qu'est la bibliothèque. Je ne sais pas si cela vous fait la même chose, mais moi j'adore les vieilles bibliothèques. D'abord on y chuchotte, comme dans une église, comme pour ne pas perturber les centaines de milliers de mots écrits tout autour de nous. Et puis il y a toutes ces étagères, ces coins et ces recoins, auxquels on imagine les moines accéder avec de grandes échelles, et ces milliers de volumes alignés, dont on imagine que beaucoup ont été écrits à la main... Enfin cette ambiance feutrée, presque studieuse, ces centaines d'histoires et de récits qui ne demandent qu'à faire rêver leurs lecteurs... Le gros globe terrestre planté au milieu de la pièce ajoute à l'évasion de l'esprit !
La visite continue par l'église, à laquelle on accède par un escalier en colimaçon.
Arrivés en bas, c'est l'extase !
On est totalement subjugué à la seconde où l'on découvre la nef et l'intérieur de l'église. L'impression ressentie est indescriptible. Pourtant, on en a vues déjà pas mal des églises depuis le début de notre séjour, mais là...
Le style baroque explose. C'est massif, la dorure éclate de partout, l'impression de volume est énorme. Tout porte à élever l'esprit, et le regard se perd dans l'immense hauteur de la coupole, baignée de lumière par de petites fenêtres.
C'est presque trop et quelqu'un que je connais très bien me dira que même la prière peut être perturbée par cette profusion de décoration.
Au passage, "photos interdites" ne gêne pas trop une petite mémère qui mitraille à qui mieux mieux sans aucun complexe. Je me contenterai des vieilles photos des années 60 de la brochure...
C'est déjà la fin de la visite.
Après la boutique - eh oui, je suis ressorti avec le petit bouquin, quelques cartes postales et un magnet de la bibliothèque !... mais j'ai laissé le cd de Mozart ah ah ! -, nous nous dirigeons vers la terrasse et les jardins. Chantal et moi avons bêtement perdu notre ticket d'entrée, mais le gardien sympa nous laisse entrer au vu du ticket de caisse du matin.
Encore bravo et merci à Chantal pour cette magnifique idée de visite, et le timing parfait car une bonne douzaine de cars s'est maintenant déversée dans Stift Melk et les photos sans touristes sont maintenant impossibles !
Au passage, c'est pour l'instant le "sans-faute" absolu dans la programmation de cette première semaine : bravo Chantal ! (...et merci le Guide Vert qui aide bien quand même !)
Passage à l'Euro-Spar du coin (Wunderspar!, jeu de mots : copyright Blandine ;-) pour acheter nos sandwichs et de quoi subsister pendant deux jours, sachant que nous ne serons pas à l'hôtel à Bad Ischl, mais dans un petit appartement. L'occasion de cuisiner nous-même et faire ainsi quelques économies (oui parce que la visite de l'Autriche, ça n'est pas franchement bon marché, mais qui en aurait douté ?)
Il y a plus de deux heures de route pour Bad Ischl. Nous avons décidé de faire une halte à Gmunden, station "balnéaire" apparemment célèbre au bord du lac Traunsee.
De fait, nous passons en quelques heures du silence de l'abbaye bénédictine à l'ambiance éminemment touristique de cet endroit haut en couleurs !
D'abord, le bleu du lac qui nous frappe dès que nous l'apercevons, puis la Rathaus à la façade verte contrastant étrangement avec le mauve des jardinières, les maisons jaunes, blanches et terre de sienne, les parasols multicolores et le petit tram vintage rouge et blanc, que je chercherai en vain à photographier tout le reste de l'après-midi.
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| Rathaus |
Il fait une chaleur étouffante et nous déambulons malgré tout pendant deux heures, le temps d'une marche vers le château de Ort (Schloss Ort).
Au passage, nous tombons en plein milieu de deux mariages et de leur séance photos. On fait un peu péquenots avec nos t-shirts-shorts-sandales parmi les invités endimanchés !
Il reste une quarantaine de kilomètres vers Bad Ischl, que nous atteignons en fin d'après-midi, non sans avoir longé le lac et ses nombreux lieux de villégiature, marinas de plaisance, plages aux parasols bigarrés, avec en toile de fond des contreforts rocheux déjà impressionnants. Le tout sous une chaleur toujours aussi écrasante.
L'appartement n'est pas trop mal, même si nous mettons quelques minutes à trouver la clé, que le ménage n'a visiblement pas pris trop de temps à nos prédécesseurs ou aux propriétaires, et que le lave-vaisselle était encore plein.
Une bonne bière et ces quelques lignes, et nous allons attaquer des coquillettes-bolo du meilleur aloi !





















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