13 juillet 2023

Vienne, deuxième jour : et la magie opère

 Jeudi 13 juillet.


Cette journée est principalement consacrée à la visite du château de Schönbrunn (prononcer "cheun'broune").


Nous avons rendez-vous à 9:00 pour le début de la visite, avec une tolérance d'un quart d'heure qui, nous le verrons par la suite, nous sera bien utile !

Pour l'heure, nous nous levons tant bien que mal peu après 6:00, après un repos quelque peu perturbé au milieu de la nuit par des fêtards et une chaleur toujours très désagréable. 

Le petit déjeuner est avalé rapidement car nous savons qu'il ne va pas falloir traîner, compte tenu des changements de transports à effectuer : tram et la maintenant bien connue ligne 43 jusqu'à la non-moins célèbre station Schottentor, puis nous innoverons avec les lignes de métro U2 et U4 jusqu'au château. 

C'était sans compter la scoumoune de service... Trajet sans problème jusqu'à la sortie de métro U2 Schottenring où nous sommes censés récupérer la U4 direction Hütteldorf. C'eût été trop simple : deux vigiles nous annoncent que la ligne est fermée, qu'il faut ressortir, traverser la rue, prendre un bus, prendre un autre bus, etc. etc., le tout en Allemand, puis en Anglais viennois... bref : on a juste compris qu'il fallait ressortir et traverser la rue !

Après un rapide conseil de guerre afin d'identifier l'option la plus rapide et comportant le moins de changements possibles, nous nous décidons pour la ligne de bus 57A via tram 71 et la station Burgring. La 57A devrait en effet nous déposer à 12 mn à pieds du château... et il est déjà 8:30 passées ! 

Malgré une célérité louable, le bus ne peut guère faire mieux que d'avaler une bonne quinzaine de stations en vingt minutes, et il nous lâche peu après 9:00.




La fin n'est qu'un sprint effréné jusqu'à l'entrée du château !

Bref, quelques minutes avant 9:15 heure limite de validité de nos billets - heureusement achetés à l'avance sur internet ! -, et après avoir déposé nos sacs à la consigne, nous foulons les premières marches qui mènent aux appartements impériaux au son de l'audio-guide de service. 

La suite relève tout simplement de l'enchantement ! 

Malgré la foule cosmopolite et les groupes de chinois bruyants - mais pourquoi leurs guides hurlent-elles ainsi alors qu'ils ont tous une oreillette ?? -, nous parcourons les différentes salles au premier étage du château. 

Il serait fastidieux de les énumérer, d'autant que les photos sont à nouveau interdites, ce qui empêche de se les remémorer avec précision. Ceci a pour mérite de fluidifier le parcours, mais reste très frustrant, d'autant que quelques chef-d'œuvres présentés ne figurent pas dans la brochure vendue en fin de parcours.

En vrac, voici ce qui m'est resté à l'esprit : la salle des gardes, l'antichambre des réceptions avec un immense billard, le bureau où l'empereur recevait ses sujets - chaque citoyen, quelle que soit sa condition, pouvait demander audience au monarque -. 

On traverse également la chambre et le cabinet de travail de François-Joseph. Puis viennent les appartements de l'impératrice Sissi (quelques redites dans l'audio-guide, reprises texto de la visite d'hier au Hofburg), la salle à manger, d'autres chambres. L'impératrice Marie-Thérèse, un siècle et demi auparavant, avait donné vie à seize enfants !

La partie centrale, donnant le balcon sud et la Gloriette, renferme la mythique salle de bal où se tenaient les grandes fêtes et réceptions mondaines, et une deuxième plus modeste en taille, réservée au fêtes familiales. Ces deux pièces, en pur style baroque rococo, émerveillent par le faste de leurs miroirs et dorures ! Ce n’est pas la Grande Galerie des Glaces de Versailles, mais c'est quand même très beau ! 

La suite, aile est du château, renferme des salons, chambres et cabinets privés, dont nous retiendrons surtout les extraordinaires décors et parquets de marquèterie, faites d'essences de bois rares (acajou, bois de rose exotique ou vitacin).

De nombreux tableaux émaillent la visite, comme cette extraordinaire procession de carrosses lors d'un mariage impérial. 


Nous ressortons comblés par cette visite, qui vous transporte au temps des empereurs des siècles passés et nous fait, l'espace d'une heure et demi, percevoir à quoi put ressembler la vie des souverains habsbourgeois. 







Nous poursuivons notre journée par la visite de l'orangerie, à l'est du château. Comme souvent, les jardins - surtout si, comme ici, leur accès est payant -, sont un havre de paix et de sérénité. 


Nous rejoignons quelques minutes plus tard les jardins principaux du château. Jadis, Schönbrunn accueillait ses nobles propriétaires pour des parties de chasse, d'où les bois très présents dans le parc.


Nous mitraillons la façade jaune caractéristique du château, et nous faisons tirer le portrait sur le balcon face à la Gloriette par deux chinois sympas, très surpris que je les remercie dans leur langue (sie-sie).

De fait, le soleil présent à travers les nuages malgré des prévisions bien pessimistes, illumine toutes nos photographies.

Une petite marche nous amène à la fontaine principale du parc, dite Fontaine de Neptune. 


De là, nous gravissons la pente qui mène à la Gloriette, bâtie dans les années 1770 lorsque Marie-Thérèse fit aménager l'ensemble des jardins en y dessinant allées, fontaines et ronds-points, bordées de nombreuses statues et sculptures. La vue sur le château et la ville entière depuis le toit de la Gloriette est imprenable ! 



À noter que notre billet dit "Classic Pass" nous a donné accès à la partie orientale du palais, à l'orangerie ainsi qu'au sommet de la Gloriette.

Nous ressortons en début d'après-midi, les yeux encore remplis des splendeurs que nous venons de découvrir.

Pour le reste de la journée, nous décidons d'aller fureter du côté du Naschmarkt et de terminer par le palais du Belvédère. 


La ligne 57A nous dépose à la station Laimgrubengasse, d'où nous rejoignons le marché Naschmarkt, célèbre dans le monde entier pour ses nombreuses échoppes de nourriture, épices et produits orientaux, petits restaurants et magasins de souvenirs. C'est exotique et dépaysant, mais pas franchement dans la culture autrichienne. Les filles aiment, moi moins. J'imagine qu'il en faut pour tous les goûts. 

Auparavant, nous nous étions arrêtés au Billa du coin, sorte de supérette locale, pour acheter sandwichs et pommes. Ayant pris une salade de lentilles, je traverse un grand moment de solitude quand la caissière m'explique où trouver les couverts : je ne comprends pas un mot de ce qu'elle me raconte ! Quatre mois assidus de Duolingo et tout ça pour ça ! 

Nous trouvons un petit parc coincé entre les immeubles pour avaler notre pitence. Une fois encore mes velléités de sieste sont mises à mal par une bande de gamins tonitruants et leur ballon. Il faut dire que les buts sont à un mètre de mon banc de prédilection...


Du marché, nous parcourons les quelques centaines de mètres qui nous séparent de l'église Saint-Charles-Borromée (Karlskirche). La particularité de cette très belle église (une de plus !), réside dans les deux colonnes Trajanes qui encadrent l'entrée principale. Une fois encore, nous renonçons à la visite devant le prix de l'entrée : 9,50 euros. Mais depuis quand fait-on payer l'accès aux églises ? 


La fin de l'après-midi se passe au parc du Belvédère, que nous rejoignons à pied à travers le quartier des ambassades. Celle de France nous ravit particulièrement ! 


Belvédère : encore un magnifique palais, posté en haut d'une pente de quelques centaines de mètres offrant une nouvelles perspective sur Vienne. 

Après une longue déambulation dans les jardins, nous terminons notre journée et empruntons le tram 71 ligne "Börse".









Le tram viennois est vraiment très pratique et permet une visite visuelle et reposante de nombreux quartiers de la ville, comme le quartier des musées (Museumsquartier).







L'escalope viennoise du soir a eu un peu de mal à passer. Nous avions certainement oublié que les autrichiens étaient de gros gabarits : nos deux assiettes auraient largement pu nourrir la famille entière ! Le resto Centimeter Rathaus était quand même sympa.


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