Vendredi 21 juillet.
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| 11:10 : le déluge commence... |
Il a plu toute la nuit. Ce matin, les nuages enveloppent totalement le chalet et les averses ne cessent de tambouriner sur les velux.
Les prévisions sont exécrables : orages toute la journée !
Ceci n'entame pas notre détermination. 9:15 : nous sommes sur le départ, équipés de pied en cap (de pluie, d'ailleurs ah ah !)
Pas franchement représentatif malheureusement...
Quelques centaines de mètres plus bas, un chemin part sur la droite. Heureusement, Strava est plutôt précis et combiné avec les petits panneaux jaunes qui jalonnent les sentiers, nous arrivons à nous orienter sans trop de difficultés.
Pour l'instant, pas de pluie. Seul le sol, gorgé des nombreuses précipitations de la nuit, reste très humide et donc glissant. La pente parfois forte, l'étroitesse du sentier et la présence de nombreuses racines rendent parfois la progression un peu délicate. Chantal depuis sa double fracture de la cheville, conserve une appréhension à la descente quasiment à chaque pas.
Arrivés en bas en vue des premières maison, on traverse ce qui semble être l'arrivée d'une piste. Étrange néanmoins, car une grande barrière est déployée toute en travers. Certainement amovible l'hiver...
Nous atteignons Kitzbühel vers 10:00, accueillis dans un quartier chic par un de ces magnifiques chalets fleuris, dont les tyroliens ont le secret.
Un peu avant 10:30, nous arrivons au syndicat d'initiative. Peu d'informations sur place, c'est un peu décevant une fois de plus. Je récupère néanmoins quelques brochures et guides en anglais. Celui sur les balades ne propose que des circuits avec départs en téléphérique ! À 35 euros l'aller simple par tête, ça nous fait plus de 100 euros par jour juste pour aller marcher !! Jamais vu un truc à fric pareil... C'est là qu'on se dit que la France, ses GR et ses parcs nationaux, c'est quand même chouette !
Toujours à ma recherche ce matin de guide de randonnées pédestres ou de cartes style "IGN" (le truc qu'on trouve généralement en 10 mn à la maison de la presse de n'importe quel patelin de montagne en France), je finis par tomber sur une boutique de souvenirs qui vend un unique guide des randos alentours, avec carte intégrée au 1:40 000e (échelle inédite). J'en profite pour acheter une ou deux cartes postales et un calendrier 2024 "Austria". Au moment de payer au fond du magasin, je me rends compte, à la forte odeur de cigarette, qu'il s'agit d'un bureau de tabac et que quelqu'un fume derrière. Désagréable.
C'est une constante depuis notre arrivée à Vienne : nous trouvons que les autrichiens fument beaucoup. Les français ont paraît-il aussi cette sale réputation, nous sommes alors en concurrence.
Donc voilà : il sera écrit qu'en deux heures trente de déambulation dans Kitzbühel, nous n'aurons pas trouvé de maison de la presse ou équivalent digne de ce nom.
Tout n'est que boutiques "chic" pour clientèle à gros moyens. À la vue des stations affichées sous le logo "Best of the Alps" au syndicat d'initiative, on comprend finalement pourquoi (voir ci-dessous).
Quelques exemples en photo de ce triste constat :
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| La vitrine de Sport 2000 : mais what?! |
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| La boutique Odlo et ses trois malheureuses places de parking, évidemment toutes occupées... |
Nous dégainons les vêtements de pluie. Un stop au Billa local nous permet de compléter nos provisions, puis nous finissons notre tour, finalement assez désenchantés par rapport à ce que nous nous imaginions de cette station des Alpes réputée.
Les sandwichs sont avalés sur une petite place couverte, où sont venus comme nous se réfugier pas mal de gens en quête d'un abri.
Les filles enfilent ensuite les capes de pluie, en prévision du retour vers Blockberg où se trouve notre location.
Assez rapidement heureusement, les petits panneaux jaunes nous indiquent "Seidlalm", la buvette à laquelle nous étions montés hier : nous sommes sur le bon chemin !
Pour remonter une partie de la Streif - oui car on n'ira pas jusqu'au portillon de départ ! -, ce circuit est idéal. Il nous fait traverser ces pentes étroites et raides, ces compressions monstrueuses qui ont fait la réputation de la piste. Franchement, pour qui est un peu connaisseur, cela fait froid dans le dos.
Nous atteignons une portion indiquée "Zielschuss - Schnellste Stelle", point le plus rapide du parcours : 140 km/h !!!
Les virages et l'inclinaison sont réellement très impressionnants...
Au passage : ça y est, les Mammut sont rodées !



















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