21 juillet 2023

Kitzbühel : une balade sous l'orage

 Vendredi 21 juillet. 


11:10 : le déluge commence...

Il a plu toute la nuit. Ce matin, les nuages enveloppent totalement le chalet et les averses ne cessent de tambouriner sur les velux. 

Les prévisions sont exécrables : orages toute la journée ! 

Ceci n'entame pas notre détermination. 9:15 : nous sommes sur le départ, équipés de pied en cap (de pluie, d'ailleurs ah ah !)




Une fois n'est pas coutume, nous commençons par descendre ! 


J'essaye avec quelques photos, de reproduire l'étroitesse de la chaussée et la profondeur du précipice qui la borde.

Pas franchement représentatif malheureusement...

Quelques centaines de mètres plus bas, un chemin part sur la droite. Heureusement, Strava est plutôt précis et combiné avec les petits panneaux jaunes qui jalonnent les sentiers, nous arrivons à nous orienter sans trop de difficultés. 

Pour l'instant, pas de pluie. Seul le sol, gorgé des nombreuses précipitations de la nuit, reste très humide et donc glissant. La pente parfois forte, l'étroitesse du sentier et la présence de nombreuses racines rendent parfois la progression un peu délicate. Chantal depuis sa double fracture de la cheville, conserve une appréhension à la descente quasiment à chaque pas. 

Arrivés en bas en vue des premières maison, on traverse ce qui semble être l'arrivée d'une piste. Étrange néanmoins, car une grande barrière est déployée toute en travers. Certainement amovible l'hiver...



Nous atteignons Kitzbühel vers 10:00, accueillis dans un quartier chic par un de ces magnifiques chalets fleuris, dont les tyroliens ont le secret.


Quelques minutes plus tard, nous faisons nos curieux à la devanture d'une agence immobilière. Les prix des chalets et résidences de luxe nous confirment que nous ne vivons pas dans le même monde : Blandine a relevé une propriété affichée à la vente à 19 500 000 euros... Dans cette vitrine de la démesure, je ne vois rien à moins de 2 600 000 euros, et le prix de certains biens se cache derrière un pudique "auf Anfrage" (sur demande...)

Un peu avant 10:30, nous arrivons au syndicat d'initiative. Peu d'informations sur place, c'est un peu décevant une fois de plus. Je récupère néanmoins quelques brochures et guides en anglais. Celui sur les balades ne propose que des circuits avec départs en téléphérique ! À 35 euros l'aller simple par tête, ça nous fait plus de 100 euros par jour juste pour aller marcher !! Jamais vu un truc à fric pareil... C'est là qu'on se dit que la France, ses GR et ses parcs nationaux, c'est quand même chouette ! 


La promenade dans le centre piétonnier nous confirme malheureusement notre impression d'hier : beaucoup de vitrines de luxe, de mode et de design intérieur ; peu voire pas du tout de magasins de sport alpin. C'est inimaginable.


Le centre-bourg nous offre néanmoins de très jolis exemples de maisons colorées.

Toujours à ma recherche ce matin de guide de randonnées pédestres ou de cartes style "IGN" (le truc qu'on trouve généralement en 10 mn à la maison de la presse de n'importe quel patelin de montagne en France), je finis par tomber sur une boutique de souvenirs qui vend un unique guide des randos alentours, avec carte intégrée au 1:40 000e (échelle inédite). J'en profite pour acheter une ou deux cartes postales et un calendrier 2024 "Austria". Au moment de payer au fond du magasin, je me rends compte, à la forte odeur de cigarette, qu'il s'agit d'un bureau de tabac et que quelqu'un fume derrière. Désagréable. 

C'est une constante depuis notre arrivée à Vienne : nous trouvons que les autrichiens fument beaucoup. Les français ont paraît-il aussi cette sale réputation, nous sommes alors en concurrence. 

Donc voilà : il sera écrit qu'en deux heures trente de déambulation dans Kitzbühel, nous n'aurons pas trouvé de maison de la presse ou équivalent digne de ce nom. 

Tout n'est que boutiques "chic" pour clientèle à gros moyens. À la vue des stations affichées sous le logo "Best of the Alps" au syndicat d'initiative, on comprend finalement pourquoi (voir ci-dessous).


Mais encore une fois, pour avoir été séjourner à Chamonix en 2013, on trouve là-bas de nombreuses boutiques d'alpinisme, de vraies librairies avec de beaux livres de montagne et de sport, sans parler des photographes (posters et autres). Je suis très déçu. 

Quelques exemples en photo de ce triste constat :

La vitrine de Sport 2000 : mais what?!

La boutique Odlo et ses trois malheureuses places de parking, évidemment toutes occupées...


Après la visite de la Pfarrkirche St. Andreas (église baroque dans le pur style local), les premiers coups de tonnerre se font entendre. Rapidement, c'est le déluge, qui ne cessera réellement que cinq heures plus tard.

Nous dégainons les vêtements de pluie. Un stop au Billa local nous permet de compléter nos provisions, puis nous finissons notre tour, finalement assez désenchantés par rapport à ce que nous nous imaginions de cette station des Alpes réputée.


Malgré tout nous photographions encore quelques belles façades décorées. 




Les sandwichs sont avalés sur une petite place couverte, où sont venus comme nous se réfugier pas mal de gens en quête d'un abri.

Les filles enfilent ensuite les capes de pluie, en prévision du retour vers Blockberg où se trouve notre location.


Je décide, pour remonter, de tenter un chemin par la mythique Streif (voir article précédent).



Assez rapidement heureusement, les petits panneaux jaunes nous indiquent "Seidlalm", la buvette à laquelle nous étions montés hier : nous sommes sur le bon chemin ! 

Pour remonter une partie de la Streif - oui car on n'ira pas jusqu'au portillon de départ ! -, ce circuit est idéal. Il nous fait traverser ces pentes étroites et raides, ces compressions monstrueuses qui ont fait la réputation de la piste. Franchement, pour qui est un peu connaisseur, cela fait froid dans le dos.

Nous atteignons une portion indiquée "Zielschuss - Schnellste Stelle", point le plus rapide du parcours : 140 km/h !!!

Les virages et l'inclinaison sont réellement très impressionnants...


Un peu plus haut, un autre panneau indique : "Lärchenschuss - Schnellste Kurve: 105 km/h  Durchscnittgeschwindigkeit", ce qui signifie : courbe la plus rapide, 105 km/h de vitesse moyenne !


La pluie cesse enfin lorsque nous arrivons à Seidlalm. Entre temps, Monika notre hote, s'était inquiétée de nous avoir vus partir à pied le matin et nous proposait de venir nous chercher quelque part si nous étions en difficulté à cause des intempéries. Adorable attention, mais nous étions bien équipés et l'avons rassurée sur ce point. Il est vrai qu'au plus fort des orages vers midi, il pleuvait très fort.


La balade se termine presque sous un rayon de soleil. Un retour avant 15:30 était jusqu'ici exceptionnel, mais nous allons une fois encore en profiter pour nous reposer, écrire un peu et peaufiner notre programme des jours à venir, même si la météo jusqu'à notre départ jeudi prochain s'annonce à présent assez désastreuse (seul dimanche, ce week-end, semble bénéficier d'un bel ensoleillement).


Au passage : ça y est, les Mammut sont rodées ! 









Images d'orage, vues de la location : 





 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Arrivée à Octeville : une dernière étape tranquille

 Vendredi 28 juillet.  Lever 6:30 : nous n'avons pas l'intention de nous éterniser sur la zone commerciale de Sémécourt.  Le petit-d...