Mardi 11 juillet.
La perspective de près de 800 km supplémentaires aujourd'hui pour rejoindre Vienne nous est bien présente à l'esprit ce matin, après une nuit étouffante.
La petite galère du jour se manifeste lorsque je me rends compte que je n'arrive pas à taper "Munich" (ni München, ni quoi que ce soit) sur mon GPS de voiture. Du coup pour ne pas perdre trop de temps, on improvise un affichage Waze via Android Auto. Tout ça pour se retrouver sur une route barrée au bout de quelques centaines de mètres ! (ça commence bien !)
Rapidement, nous passons la frontière, matérialisée par les anciens bâtiments douaniers, qui donnent un petit air de "Rien à Déclarer" teinté d'un brin de nostalgie...
En Allemagne, les panneaux sont jaunes, et cela ne signifie pas qu'ils sont en travaux perpétuels ! Enfin quoique... on peut en douter au vu des innombrables portions ralenties à 80 sur l'autoroute pour cause d'entretien, réfection ou travaux neufs.
La route vers Munich se déroule normalement, bien que très chargée - eh oui, nos amis les poids-lourds ne nous quittent pas d'une semelle : ils occupent à présent la quasi-totalité de la voie de droite, tels une ribambelle de chenilles processionnaires... -.
Je retrouve avec un autre brin de nostalgie la sensation de conduire à plus de 130 km/h sur l'autoroute, que je n'avais pas vécue depuis les années 80 ! Malgré de très nombreuses limitations de vitesse, les autoroutes allemandes permettent encore, sur certaines portions dégagées, d'appuyer sur le champignon et de faire fumer l'asphalte ! Je n'ai pas dépassé le 150 (certains véhicules allemands m'ont tout de même littéralement laissé sur place à cette vitesse !...), mais j'avoue qu'avec Scorpions/ Blackout en fond sonore, j'ai pris un plaisir non dissimulé !
München est atteinte un peu après midi.
Ravi de notre expérience Ferrari improvisée à Modène en 2015 (voir blog Italie-2015), nous avons décidé de tenter une nouvelle découverte avec BMW à Munich.
Les artères de la capitale bavaroise étonnamment dégagées, nous rejoignons très facilement l'usine Bayerische Motoren Werke, où se trouve le musée de la marque automobile au logo noir-blanc-bleu.
Après avoir trouvé une place totalement improbable (car à l'ombre, à prioiri gratuite et à moins de 500 m du musée), nous nous dirigeons vers l'entrée au moment où le personnel de l'usine sort pour déjeuner.
Deux salades au thon et un panini plus tard, nous nous présentons à l'entrée de ce musée qui fut créé en 1973 près du Parc Olympique, au pied du siège social de la marque et de sa tour en forme de quatre pistons. Sur près de 5 000 m², il regroupe l'essentiel de ce que BMW a pu produire depuis sa fondation en 1911, à savoir bien sûr des voitures et des motos, mais également nombre de moteurs automobiles et aéronautiques, des voitures de compétition (rallye, Formule 1) et modèles historiques. 400 000 visiteurs s'y cotoient chaque année !
Je reste évidemment en extase devant le moteur BMW801, qui équipa le tristement célèbre Focke Wulf FW-190 à partir de 1942, lequel fit tant de ravages parmi les rangs de la RAF, de l'Armée Rouge ou au sein des blocks de Forteresses Volantes américaines.
La visite nous mène, via des rampes d'accès menant à plusieurs niveaux différents, au travers de salles à thème regroupant les véhicules mythiques de la marque.
Un des éléments les plus impressionnants reste sans conteste ce véritable "mur de motos", qui regroupe des dizaines de modèles sur plusieurs étages dans une cage de verre de toute beauté : grandiose !!
J'ai été particulièrement impressionné par les modèles de chez Motorsport (aujourd'hui BMW M GmbH), monstres dont on devine la puissance sous leurs robes de carbone recouvertes de logos publicitaires.
Moins mythique que le musée Ferrari de Maranello, ce musée moderne BMW reste une idée de visite très sympa à faire pour une halte d'une à deux heures !
Mon Waze nous indique plus de 6 heures de route, et une arrivée à Vienne après 21h !!
Ce n'est pas possible, il doit se passer quelque chose. Chantal a le nez fin et découvre une subtilité du navigateur qui est de pouvoir saisir une vignette (par exemple Crit'Air en France, ou autre). Or elle avait lu que pour accéder aux autoroutes autrichiennes, il fallait acheter la vignette "AT". De fait, grâce à cette astuce "son" Waze ne donne qu'un peu plus de 4 heures de route pour une arrivée vers 19h. Manifestement, il utilise les autoroutes et le mien non !
Bref, grâce à une subtile association de Waze sur trois téléphones différents et un affichage de Google Maps sur l'ordi de bord (plus la carte routière dépliée sur les genoux de ma navigatrice en chef !), nous arrivons à rallier Vienne comme prévu en début de soirée.
Malgré une circulation dans la capitale plutôt fluide, les dix derniers kilomètres pour rejoindre l'hôtel représentent une vraie épreuve pour moi, tant je me sens épuisé.
La vision furtive du Château de Schönbrunn laisse présager des merveilles que nous découvrirons jeudi si tout se passe bien.
D'ici là et pour l'heure, après avoir garé la voiture dans un parking public à 500 m de l'hôtel et avalé une pizza dans l'un des nombreux restos italiens du coin, nous ne rêvons que d'aller nous coucher. Je ne sais d'ailleurs même pas comment j'ai trouvé la force d'écrire cette page !
Gute Nacht!
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| Une des premières vues que nous avons de Vienne, de retour du parking vers notre hôtel |











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